Critiques CD: Connan Mockasin, Morcheeba, Vincent Delerm…
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Connan Mockasin, Morcheeba et Vincent Delerm.
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Friandise Connan Mockasin Caramel Note: |
Chanteur-ovni, le Néo-Zélandais Connan Mockasin baigne dans la pop psychédélique expérimentale, façon Ariel Pink. Dans le livret de ce second album studio, il pose, avec sa moustache en chenille, sa gourmette en or, sa chemise ouverte sur un physique débraillé et pansu, entouré de belles demoiselles. L’image en dit long. Teintées de halètements langoureux, d’ambiances érotico-miteuses, les pièces de ce Caramel s’étirent, collantes, laissant dans leur sillage un goût délicieusement étrange. On a droit, entre autres, à la suite de chansons It’s Your Body, part 1, 2, jusqu’à 5. La dernière se clôt sur une voix badine qui répète : «Thank you, Connan!» La pièce qui suit, I Wanna Roll With You, débute quant à elle par Connan qui réplique: «You’re Welcome! Come, come…» On y va.
– Natalia Wysocka
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La tête haute Morcheeba Head Up High Note: |
Huitième album de ce groupe britannique formé de deux frères musiciens et de la chanteuse Skye Edwards. Cette dernière est de retour dans le groupe depuis l’album précédent, après quelques années en solo. On ne peut pas dire pour celui de 2010, mais sur ce CD, la chimie opère. Il y a de bonnes mélodies, l’électro métissée – à la frontière de la pop – des frères Godfrey est drôlement efficace et il est bon d’entendre la jolie voix de Skye. Le trio a invité quelques rappeurs (Rizzle Kicks, Nature Boy Jim Kelly, Chali 2na et Ana Tijoux – en espagnol) à ajouter leur touche et tous rehaussent leur chanson. Morcheeba peut bien proposer ce disque la tête haute.
– Eric Aussant
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Vie à deux Vincent Delerm Les amants parallèles Note: |
Un peu déstabilisant à la première écoute, cet album concept de Vincent Delerm suit une relation amoureuse à travers 13 courtes chansons. Minimalistes, intrigants, ces Amants parallèles finissent par nous subjuguer complètement dans leur univers qu’on imagine en noir et blanc, façon Nouvelle vague, où tous les sons qui accompagnent les voix ont été créés à partir de pianos. Delerm a toujours eu le sens de l’image dans ses paroles de chansons et s’il se fait plus fragile et moins humoristique qu’on l’a déjà connu, la magie opère ici aussi. Mentionnons aussi que la pochette du disque à elle seule, avec son livret touffu, vaut le détour.
– Jessica Émond-Ferrat


