Cette semaine, on craque pour: The Lego Movie, Le bestiaire des fruits, FailCamp MTL…
Cette semaine, on craque pour… The Lego Movie, Jimmy Fallon au Tonight Show, le bestiaire des fruits, FailCamp MTL, Fancy Ghetto d’Alexandre Désilets, GSP: L’ADM d’un champion et The Column d’Adrian Paci.
1. The Lego Movie
Aller au cinéma avec un jeune enfant peut parfois être une expérience douloureuse. Les pauses pipi aux 15 minutes, le besoin de bouger sans arrêt, la quantité impressionnante de «cochonneries» ingérées. Vous voyez le tableau. Eh bien, ces problèmes seront (un peu) moins présents durant The Lego Movie, présentement en salle. L’entreprise peut sembler purement mercantile – et elle l’est sûrement –, mais le film, qui fait l’apologie de l’imagination et de l’enfance, est franchement divertissant. Le type d’animation rend justice au fameux jouet de construction. L’humour est au rendez-vous et l’action est omniprésente. (Mathieu Horth-Gagné)
2. Jimmy Fallon au Tonight Show
Exploits olympiques mis à part, les premiers pas de Jimmy Fallon au Tonight Show, dans LA case horaire des émissions de fin de soirée (minuit cette semaine puis 23 h 35 dès la fin des JO de Sotchi sur NBC), étaient l’événement télé de la semaine. Pour notre plus grand bonheur, Fallon transfère les points forts de son Late Night Show : les sketchs – à (re)voir, l’histoire des chorégraphies de hip-hop mimée en compagnie de Will Smith – et les jeux avec célébrités. On ne verra pas toutes les semaines U2 chanter sur le toit du Rockefeller Center ou Michelle Obama sur le canapé des invités, mais on peut déjà se réjouir du style de l’émission et de l’heure de sommeil gagnée! (Baptiste Barbe)
3. Le bestiaire des fruits
Déjà, avec le blogue, on était sous le charme. On a donc dévoré cette version papier du Bestiaire des fruits de Zviane, publiée aux éditions de La Pastèque, «samouraï des fruits» qui a testé pour votre plus grand plaisir le ramboutan, le kumquat, le pitaya,le durian, les notant selon leur goût, leur aspect, leur propreté et leur commodité. Comme toujours, Zviane a le chic pour illustrer ses observations de façon particulièrement évocatrice, doublé d’un humour absolument délicieux. Et mine de rien, on apprend des choses nouvelles au fil des pages de ce Bestiaire des fruits dont on aurait bien pris encore quelques chapitres! (Jessica Émond-Ferrat)
4. FailCamp MTL
Même si on dit souvent que ce sont les épreuves qui font grandir, celles-ci sont rarement exposées et célébrées. Le FailCamp MTL, qui se déroule demain dans les locaux de l’entreprise Busbud dans le Mile-End, remédiera certainement à ces replis devant les ratés de la vie. L’événement, qui s’annonce comme une célébration de l’échec sous toutes ses formes – sans honte ni tabous –, réunira des conférenciers de différents domaines (sciences, entrepreneuriat, design et même politique, avec Mélanie Joly) qui entretiendront les participants avec des idées et des contenus originaux à propos de leurs expériences foireuses. On aime le côté hors des sentiers battus de cette demi-journée et son potentiel créatif. (Andréanne Chevalier)
5. Fancy Ghetto d’Alexandre Désilets
«Dites-moi comment ne pas aimer?» se demande Alex Désilets dans la pièce Crime parfait. Bon, il parle du «jeu de jambes des filles de Saint-Tropez» soit, mais on se pose la même question en écoutant ce disque : «Comment ne pas aimer?» Fancy Ghetto, troisième album de l’auteur-compositeur-interprète que l’on a découvert en 2008 avec l’excellente œuvre aux sonorités thomyorkiennes Escalader l’ivresse, est assurément un must. Accompagné, entre autres, de ces valeurs sûres que sont Olivier Langevin à la guitare et François Lafontaine aux synthés et au piano, Désilets signe des chansons qui habitent longtemps. Les textes sont exquis, les mélodies aussi, la sensibilité pop est parfaitement dosée, l’ambiance est singulière. Un vrai son, une vraie signature. Une très belle pièce. (Natalia Wysocka)
6. GSP: L’ADN d’un champion
GSP : l’ADN d’un champion, en salle depuis hier, est une vitrine au travers de laquelle on peut commencer à comprendre quel genre d’homme est Georges St-Pierre. Le documentaire nous montre l’ancien champion des mi-moyens de l’UFC durant sa convalescence après une importante opération au genou – les meilleurs moments du film –, en train de taquiner sa mère, qui veut bien paraître devant les caméras, pendant sa préparation pour son combat contre Nick Diaz, etc. Il se livre également en entrevue, parlant, entre autres, de ses troubles obsessionnels compulsifs. (Mathieu Horth-Gagné)
7. The Column d’Adrian Paci
Intrigué, fasciné, impressionné. C’est ce qu’on est en regardant le travail minutieux de cinq artisans chinois durant un périple en mer dans une œuvre vidéo d’Adrian Paci présentée spécialement pour l’exposition Vies en transit au Musée d’art contemporain de Montréal. On reste scotché à l’écran pendant la dizaine de minutes que dure le court métrage linéaire aux images épurées de l’artiste albanais. Comme dans le cas d’un suspense, on est hypnotisé par le travail d’orfèvre des hommes sculptant le gigantesque bloc de marbre qui n’a l’air de rien et qui se transforme sous nos yeux en une somptueuse œuvre d’art. L’expo se termine le 27 avril. (Rachelle Mc Duff)
On se désole pour…
Les spoilers
Nous déplorons en premier lieu l’absence d’un équivalent français de spoiler (gâchis? dévoilement inopiné? trouvez quelque chose!). Cela dit, en cette ère du streaming, les gens visionnent leurs séries favorites à leur guise. Résultat? Il y a souvent un décalage entre les fans avides et les plus modérés. Entre en scène la menace de spoilers, qui transforme toutes nos conversations en champ de mines et tous nos amis ou collègues en ennemis jurés qui peuvent malencontreusement divulguer, sans s’en rendre compte, une information qui ruinera tout. Vivement le retour à l’époque où tout le monde apprenait en même temps l’identité de celui qui avait tiré sur J.R. dans Dallas!
NDLR : Oui, une collègue s’est échappée en pleine salle de rédaction sur un spoiler majeur de House of Cards. Nous l’aimons quand même! (Jeff Yates)