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Le festival indépendant Under the Snow offre de belles prévisions

«Ça commence à prendre des proportions un peu gigantesques!» s’exclame d’emblée Jeff Rioux, fondateur de Under the Snow, festival «fait par passion, au départ un peu broche à foin, qui s’est bâti sur le terrain» et qui ne cesse de grandir. «Il y a huit ans, il n’y avait pas autant d’activité à Montréal, et surtout pas durant l’hiver!» se remémore Rioux. «À l’époque, j’avais une compagnie de disques [Where Are My Records], que j’ai encore d’ailleurs, mais qui est moins productive qu’à l’époque.

Tous mes groupes de Montréal me répétaient qu’ils voulaient jouer ensemble. J’ai donc créé deux jours de festivités avec plusieurs formations de mon étiquette. Ç’a attiré beaucoup l’attention, à ma grande surprise! Comme il n’y avait rien qui se passait, tous les médias s’y sont intéressés.»

Et on comprend pourquoi. La programmation de cette huitième édition a de quoi réjouir. Ce soir, par exemple, Julie Doiron jouera l’intégrale de son Loneliest In The Morning, paru sous étiquette Sub Pop en 1997. («Je rêvais de réentendre cet album en live!» lance Jeff). Puis, demain, Pat Jordache se produira au même endroit avec Mac DeMarco, et tout le week-end, de 11 h à 17 h, le public est convié au Salon du disque et des arts underground, qui se tiendra à l’église Saint-Denis.

Oui, le Festival grossit. Mais sa mission a-t-elle changé au rythme de son expansion? «Un petit peu, oui, acquiesce Jeff. Au début, c’était juste ‘‘faire jouer des gens et essayer de faire découvrir des groupes ».  À un moment, on s’est dit qu’il faudrait se donner une direction! Donc, on en a créé une sur les bases et les valeurs qu’on avait, c’est à dire promouvoir les groupes auxquels on croit.»

Une autre mission que se donne Under the snow?  «Jumeler des têtes d’affiche avec des groupes bien moins connus. Ça permet aux gens de se déplacer pour aller voir un gros nom et découvrir des premières parties.» À ce sujet, Jeff se souvient d’un concert organisé il y a deux ans, avec Clues et Braids. «Aujourd’hui, Braids est très connu! Est-ce que ç’a été un bon tremplin pour eux? Moi, j’espère que oui. Il y a quand même quatre, cinq cents personnes qui les ont vu ce soir-là et qui ont dit : « Wow! C’est bon! »»

Que ceux qui ont peur d’un Festival exclusif se rassurent. Under the Snow ne s’adresse pas à une clique. «En moyenne, on rejoint les 19-40 ans, mais j’ai vu quelques septuagénaires dans les spectacles l’an dernier, confie Jeff. Ça m’a surpris, mais il faut croire que c’est vraiment un événement pour tout le monde!»

Si vous cherchez une ambiance plus familiale, le fondateur vous recommande d’ailleurs d’aller faire un tour au Salon du disque et des arts underground. «On va avoir une centaine d’exposants, des stands d’artisans, dont un consacré au chocolat, des bédéistes, des fanzines, des gens qui font des affiches, des designers de mode…» La météo n’annonce peut-être pas de neige, mais Jeff, lui, prévoit que Under the Snow sera «vraiment le fun».

Under the Snow

Jusqu’à dimanche

 

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