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Valérie Carpentier sur la voie des francos

Photo: Yves Provencher/Métro

Depuis qu’elle a remporté la première édition de La Voix, Valérie Carpentier n’a pas chômé. Un premier album, L’été des orages, paru en novembre dernier; plusieurs festivals au programme cet été; puis une tournée qui débutera en septembre et s’achèvera en avril 2015. Mais avant tout, les Francos!

Outre une apparition dans le spectacle de Maxime Landry l’an dernier, ce sera votre premier spectacle complet aux FrancoFolies. Qu’est-ce que ça représente pour vous?
C’est sûr que c’est très important. C’est la première de ma tournée, je vais essayer de faire bonne impression. Et que ça soit aux FrancoFolies, ça me fait plaisir, parce que j’ai toujours chanté en français et que j’ai toujours eu envie de défendre cette belle langue qu’est la nôtre. J’ai donc toujours aimé le concept des FrancoFolies… bien que j’y sois allée pour la première fois l’an dernier!

Vous vous produirez au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. À quoi peut-on s’attendre de ce spectacle?
Il va y avoir des surprises, c’est sûr – du côté des chansons et peut-être des invités! Je jouerai les pièces de mon album L’été des orages en formule intimiste, je vais donc être près des musiciens mais aussi, j’espère, près des gens! J’aimerais qu’il y ait une chaleur qui se ressente tout au long du spectacle. J’ai très hâte de retrouver la scène, c’est pour ça que je fais ce métier et c’est l’endroit au monde où je me sens le mieux. Donc je crois que les gens pourront apprendre à me connaître au cours de ce spectacle.

Les chansons de votre album ont été écrites par des collaborateurs de renom – Pierre Lapointe, Ariane Moffatt, Daniel Bélanger, Yann Perreau, Marie-Pierre Arthur… – Étaient-ils tous des artistes avec qui vous rêviez de travailler?
Quand Ariane Moffatt, qui était ma coach à l’émission, est devenue mère, elle n’avait plus trop le temps de s’occuper de mon album, et elle a décidé de m’entourer de gens en qui elle a confiance. Elle et sa sœur, Stéphanie, sont donc allées voir leurs amis. Il y en avait beaucoup que j’admirais déjà, mais d’autres que j’ai découverts grâce à leur participation à mon album. Et chaque texte a été choisi avec beaucoup de soin, je voulais parler de certains sujets d’une certaine façon. Étant donné que c’était les autres qui écrivaient pour moi, je devais bien choisir pour que le message que je voulais soit passé.

Et comment s’est passé cette création, avez-vous discuté avec les artistes, sont-ils arrivés avec des propositions?
Ça dépend, il y en a avec qui j’ai discuté, ou les musiciens ont discuté… Amylie, qui a écrit la chanson Je ne reviendrai jamais – qui parle de mon voyage aux Îles-de-la-Madeleine et de la façon dont je l’ai vécu – c’était vraiment une demande de ma part, alors que Caracol a envoyé L’été des orages sans que je ne lui ai parlé, et ç’a été un hasard que les paroles correspondent directement avec une histoire que j’ai vécue. Et j’aimais le titre, la mélodie… Ç’a été un coup de cœur direct. Quant à Daniel Lavoie, c’est moi qui l’ai approché parce que je l’ai croisé à des événements, et j’étais vraiment heureuse qu’il accepte. Je trouve qu’il a une voix magnifique, je l’admire beaucoup.

On peut d’ailleurs reconnaître la griffe de chacun des artistes sur les différentes chansons de l’album… Sentez-vous que vous avez été influencée par eux?
Le défi, c’était d’habiller les chansons avec ma propre couleur, mais c’est certain qu’il y a un peu de chacun d’eux dans mon style. Et je pense qu’on a réussi, car c’est le son que j’avais en tête avant de faire l’album. Le fait de savoir où je voulais aller avant de commencer a beaucoup aidé.

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Y a-t-il des collaborateurs avec lesquels vous vous sentiez particulièrement des affinités au niveau du style?
Pierre Lapointe, entre autres, je l’aimais déjà beaucoup et je me reconnaissais dans son style. Caracol aussi, sa chanson est un peu jazzée, world, le style de son que j’aime beaucoup. Mais il faut être capable de s’approprier les chansons des autres, c’est un travail constant pour un interprète. Cela dit, c’est certain que je me sens plus proche émotivement de La rose rouge, la chanson de l’album que j’ai écrite.

Écrivez-vous beaucoup de vos chansons?
Récemment, oui. Avant, c’était plus rare, comme j’étudiais. Mais maintenant, j’écris plus parce que je pense déjà à un autre album, et à un autre après… et à 20 autres pendant les 50 prochaines années au moins! (Rires)

Qu’est-ce qui vous inspire?
L’inspiration peut venir de n’importe où. De mes amis, de mes propres histoires… Mais j’ai plus de facilité à parler des histoires des autres, parce que je ressens une certaine pudeur quand vient le temps de raconter les miennes!

Votre plus grand rêve musical actuellement?
Aller chanter en France et partout dans la francophonie!

Valérie Carpentier
Au Théâtre Maisonneuve
Le 18 juin à 20h

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