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Cette semaine, on craque pour: Cinéma urbain à la belle étoile, Jamie xx, le théorème de la cigogne…

Cette semaine, on craque pour… Cinéma urbain à la belle étoile, Jen Kirkman: I’m Gonna Die Alone (And I Feel Fine), Laurent Lafitte et Marina Foïs, Kung Fury, In Colour de Jamie xx, Le théorème de la cigogne et Isabelle.

1. Cinéma urbain à la belle étoile
Le cinéma en plein air par une belle soirée d’été, voilà une tradition dont on ne se lassera jamais. Pour une 10e année, les mardis à 21h jusqu’au 8 septembre à la place de la Paix, on pourra assister à une programmation variée sous les étoiles, à commencer ce mardi par une sélection de courts métrages. On a particulièrement hâte de voir le documentaire musical 20 Feet from Stardom le 16 juin, et de revoir le film-culte Back to the Future le 30 juin. Quoiqu’il faudra faire un choix déchirant entre celui-ci et le concert des Barr Brothers au Festival de jazz… Un beau dilemme! (Jessica Émond-Ferrat)

2. Jen Kirkman: I’m Gonna Die Alone (And I Feel Fine)
Comique allumée au charme glam, Jen Kirkman est dotée d’un fin sens de l’observation et de l’autodérision. Dans ce une-femme-spectacle (lire: one-woman-show) enregistré pour Netflix, l’humoriste originaire du Massachusetts, résidant désormais à L.A., se révolte contre la stupidité humaine et ce gars incapable de faire la différence entre une lime et un citron, met en relief les exagérations liées aux cérémonies de mariage, relate la folie des plats réservés à 21 sortes de noix, raconte sa vie de quadragénaire. Tout ça d’une façon qu’on devine pas trop éloignée de la réalité. Juste. (Natalia Wysocka)

3. Laurent Lafitte et Marina Foïs dans Papa ou Maman
Avertissement: Papa ou Maman, c’est pas Barney ou Dora. Dans ce supersuccès superbad du cinéma français, les supervétérans Marina Foïs et Laurent Lafitte incarnent un couple voulant divorcer. Pas qu’ils ne s’entendent plus, mais tsé, «on a toujours été plus Beatles que Stones, on ne veut pas faire la tournée de trop». OK. Le hic? Aucun ne veut… garder les enfants. Chacun tentera donc de convaincre les jeunes que ce sera mieux chez l’autre (on le sait: pas fin!). «Ah, mais tu sais, chez ton père, ce sera petit bédo tranquille devant un film de boules», dira Madame au grand ado, tandis que son ex déménagera exprès dans une maisonnette décrépite près d’une autoroute et d’une rame de train. Ish, vilain. (Natalia Wysocka)

4. Kung Fury
Avez-vous déjà vu un gars utiliser un nazi comme skateboard, faire un kick-flip, puis le démembrer? Avez-vous déjà vu un policier humain qui a une tête de tricératops? Saviez-vous que les Vikings utilisaient des dinosaures comme montures? Non? Il est temps que vous écoutiez le court métrage Kung Fury, offert gratuitement sur YouTube. Une collection de clichés et d’arabesques hallucinatoires tout droit sortis d’un film d’action des années 1980 sur cassette VHS – défauts de «tracking» et couleurs désaturées en prime! (Jeff Yates)

5. In Colour de Jamie xx
Oh my Gosh! C’est ainsi que s’ouvre le nouvel album de Jamie xx, mais c’est aussi ce qu’on se dit en l’écoutant. In Colour est riche et très personnel, puisqu’il est composé d’un mélange d’influences et de souvenirs de son créateur. L’album passe des steel drums à un son très proche de The xx. S’il est inconstant, il se rattrape par l’intensité des émotions explorées. On reconnaît la voix de Romy sur Loud Places, une pièce qui vient nous chercher dans les tripes. Les chœurs nous élèvent alors que la basse et le piano nous retiennent au sol… Holy sh*t! (Josie Desmarais)

6. Le théorème de la cigogne
Avec Le théorème du homard, Graeme Simsion a charmé des milliers de lecteurs. Cadeau: son héros, Don Tillman, alias le scientifique le plus pragmatique de l’Australie, est de retour dans Le théorème de la cigogne. Il vit désormais à New York avec Rosie, la femme «élégante tel un algorithme informatique» qui un jour lui annonce: «Nous sommes enceints.» Quoi? Bien entendu, ce «Bébé Humain en Développement» (diminutif: Bud) perturbe le quotidien de Don qui, dans tout ce chaos peut, fiou, compter sur sa bande de boys passionnés de bière, de burgers et de baseball. Dans ce récit drôle et original, on retrouve toute la logique implacable du protagoniste qui utilise des formules majestueuses comme «avoir une attitude nonchalante en matière de rasage» pour dire «barbu». Sans oublier ces piques envoyées à l’égard des conseils (ordres) et recommandations (règles draconiennes) dont on mitraille les parents en devenir. (Natalia Wysocka)

7. Isabelle
Sous les traits – et la plume – de Fabien Dupuis, Daniel est un enfant, puis un homme-enfant, qui raconte son histoire avec candeur. Mais cette histoire n’a absolument rien de simple et elle est loin, bien loin, de raconter une existence douillette. Père absent. Mère qui le bat. En amour avec sa cousine dont il sera séparé de force. C’est dur. Mais il y a des moments de lumière, un peu d’humour aussi. C’est un solo troublant et vivant, grâce à la mise en scène de Marc Béland. Dans la petite salle du Théâtre Outremont, jusqu’au 13 juin. (Andréanne Chevalier)

On se désole pour…

Un remake de Sister Act
On avait aimé l’original en 1992. On avait aussi aimé le deuxième, un an après. Mais… presque 25 ans plus tard, pourquoi? Pourquoi un autre Sister Act? On se doute bien de la réponse… (roulement d’yeux). C’est le Hollywood Reporter qui a publié la nouvelle avant-hier. Disney travaillerait à un remake de Rock’N’Nonne. Impossible de savoir si Whoopi Goldberg sera encore de la partie, mais peu importe. Quand on a lu ça, on a fait exactement la même face que Sœur Marie Clarence. (Andréanne Chevalier)

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