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7e ciel: cette semaine, on craque pour…

Photo: Séville

Cette semaine, on craque pour… Rampart, Liam Neeson dans The Grey, The Dictator, Le diable de Faust, Brigitte, Le premier vidéoclip  de Fred Pellerin et L’app des FrancoFolies.

Et on se désole pour… L’intolérance

1. Rampart
Woody Harrelson se glisse avec aise dans le rôle d’un flic misogyne, colérique et haineux, qui clame haut et fort : «Je ne suis pas raciste, je déteste tout le monde également».  Avec sa vision très biaisée de ce qu’est la justice, cet homme antipathique au possible fait ses rondes dans un L.A. plein de crimes, de corruption et de crasse où il applique la loi comme bon lui semble. Outre les rues, il patrouille aussi les bars, où il séduit des femmes qu’il traite ensuite tout croche. Co-scénarisé par l’écrivain James Ellroy, Rampart est un film sans espoir au climat volontairement glauque. Terriblement déprimant, mais percutant. . Regarder la bande-annonce de Rampart. Présentement en DVD (Natalia Wysocka)
2. Liam Neeson dans The Grey
Si certains des derniers choix de rôle de Liam Neeson n’ont pas été des plus heureux (on pense à cette horreur sans nom qu’était Clash of the Titans), celui qu’il tient dans The Grey n’en fait pas partie. L’acteur irlandais y interprète un personnage aux prises avec des conflits intérieurs, qui doit mettre ceux-ci de côté pour tenter de survivre avec quelques compagnons lorsque leur avion s’écrase dans une région pleine de loups en Alaska. L’acteur y est magistral, comme d’habitude. Tout en retenue, il fait néanmoins ressentir de façon palpable la souffrance intérieure et le désir de survie de son personnage. Regarder la bande-annonce de The Grey. Présentement en DVD. (Jessica Émond-Ferrat)
3. The Dictator
Après un décevant Brüno, le brillant Sacha Baron Cohen délaisse les blagues scatologiques et renoue avec les canulars politiques qu’il maîtrise si bien. Avec toute la political incorrectness qu’on lui connaît, Cohen rit de la bêtise de tout le monde, sans exception. Souverains despotes, hippies convaincus, agents du FBI, commentateurs de l’ONU… Apprenant par exemple qu’une femme est enceinte, «Le Dictateur» s’enquiert si elle va avoir «un garçon ou un avortement». Sur le point de se faire supplicier, il demande à son bourreau s’il a acheté son matériel de torture pourri «à la vente de garage du shah d’Iran». Bref, c’est complètement débile. Et hilarant. Présentement en DVD. Voir la bande-annonce du film The Dictator (Natalia Wysocka)
4. Le diable de Faust
On a beaucoup aimé toute la distribution de l’opéra Faust, une production jeune (les talentueux Étienne Dupuis, Antoine Bélanger et Guy Bélanger sont de la partie), à la mise en scène très efficace. Mais le chanteur qui a particulièrement retenu notre attention, c’est Alexander Vinogradov, celui qui personnifie Mephistophélès, le diable qui propose à Faust d’échanger son âme contre la jeunesse éternelle… Vinogradov interprète un démon rusé, vif d’esprit, et qui nous a fait rire à plus d’une reprise.  Un personnage diaboliquement charmant. À la salle Wilfrid-Pelletier samedi à 19 h 30. (Jessica Émond-Ferrat)
5. Brigitte
Le groupe Brigitte, l’une des révélations de la scène française en 2011, débarque enfin au Canada avec son premier album Et vous, tu m’aimes? La réponse est définitivement oui! Le rendu final, à la fois hippie, branché et très glamour, est vraiment punché. On rit, on s’excite et on danse au son des voix mélodieuses de Sylvie Hoarau et d’Aurélie Saada, les deux membres du groupe. Comment ne pas fondre devant la reprise terriblement sensuelle du morceau Ma Benz du groupe de Rap NTM? Quant au nom du duo, on vous le donne en mille : c’est un hommage à la fois à Brigitte Bardot et à Brigitte Fontaine. Le site de Brigitte. Présentement en magasin. (Natalia Wysocka)
6. Le premier vidéoclip de Fred Pellerin
Sans surprise, la grande vedette du tout premier vidéoclip de Fred Pellerin n’est pas le conteur lui-même, mais son village chéri, Saint-Élie-de-Caxton. Pendant que Fred égrène les belles paroles d’Il faut que tu saches – écrites par René Richard Cyr –, de lumineuses scènes de vie, tournées dans une pinède locale, défilent à l’écran. Ses concitoyens de tous âges sont mis à contribution pour rappeler que «l’important c’est pas de savoir, mais de jamais oublier de chercher, pour ceux qui viendront après toi». Le site de Fred Pellerin  (Benoite Labrosse)
7. L’app des FrancoFolies
C’est devenu un incontournable, et les festivals arrivent maintenant accompagnés de leur application mobile. En cette matière, les FrancoFolies ont bien fait les choses. L’application présente bien sûr le calendrier des spectacles, mais aussi plusieurs informations sur les artistes, des photos, des vidéos, des plans et la possibilité de conserver ses favoris. Sans oublier l’option «Radar», qui permet de se tenir au courant des spectacles en cours. Soulignons que l’app est disponible sur Android et iPhone. Un must pour lancer la période des festivals! (Christian Duperron)

MÉTRO EN ENFER

L’intolérance
En Indonésie, la police annule le concert de Lady Gaga sous prétexte que la chanteuse s’habille de façon trop provocatrice (et milite pour les droits des homosexuels). Beaucoup plus près de chez nous, le ministre du Patrinoine canadien, James Moore, a jugé l’exposition éducative SEXE: l’expo qui dit tout!, présentée au Musée national des sciences et de la technologie à Ottawa, comme une «insulte pour les contribuables».  Dans un cas comme dans l’autre, il est assez inquiétant de constater cette intolérance digne d’époques reculées, particulièrement venant d’instances politiques.(Jessica Émond-Ferrat)

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