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Critiques CD: Constantinople & Albaye Cissoko, Pépé et sa guitare, Radiohead et Andréanne Martin

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Constantinople & Albaye Cissoko, Pépé et sa guitare, Radiohead et Andréanne Martin

Cordes sensibles
Constantinople & Albaye Cissoko
Jardins migrateurs
Note:

Depuis 1998, l’ensemble Constantinople peaufine son métissage musical en puisant dans toutes les sonorités du monde pour nourrir son œuvre. Il pose maintenant ses bagages en Afrique de l’Ouest chez Albaye Cissoko, virtuose de la kora. En résulte une œuvre raffinée où les cordes sont à l’honneur, la harpe ouest-africaine répondant au sétar persan et à la viole de gambe. Les initiés y trouveront une œuvre grandiose; les autres, une démarche musicale qui mérite assurément le détour.
– Sébastien Tanguay

Drôleries
Pépé et sa guitare
Tout l’monde veut jouer avec Pépé
Note:

Tout l’monde veut jouer avec Pépé, c’est le titre du nouvel album de Philippe Proulx, alias Pépé et sa guitare, en plus d’être une affirmation objectivement vraie. Ça doit être aussi l’fun de jammer que de se taper une p’tite game de parcheesi avec le sympathique musicien. Pis l’album? Ceux qui connaissent Pépé vont aimer, ceux qui ne connaissent pas aussi. C’est un assortiment de drôleries acoustiques entraînantes et parfois franchement excellentes.
– Mathieu Horth Gagné

Répétitif
Radiohead
A Moon-Shaped Pool
Note:

Depuis l’hallucinant In Rainbows (2007), Radiohead a cessé de nous émer­veiller. Pas que le révéré quintette soit en panne d’inspiration. Mais comme King of Limbs (2011) ou les projets paral­lèles de Thom Yorke, A Moon-Shaped Pool mise sur un minimalisme downtempo un peu répétitif. Mis à part de rares pièces aux arrangements orchestraux imposants, Radiohead nous laisse l’impression de visiter des lieux fabuleux, mais où on a marché maintes fois, et qui ne provoquent plus le même ravissement.
– Maxime Huard

Différente
Andréanne Martin
Mon beau bandit
Note:

Cette ancienne de La Voix offre son premier EP, qui est sans contredit unique en son genre. Sur ses mélodies rétros aux sons punk, soul et swing, Andréanne Martin aborde des sujets sociaux, comme le droit de manifester. Cependant, la note est un peu forcée sur la chanson Mes seins, qui se veut libératrice, mais dont les paroles simplistes («Ah que je me sens bien avec mes seins, ils sont si libertins sans leur soutien») lui fait malheureusement perdre tout son sérieux.
– Virginie Landry

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