Évasion, loisirs et plein air

La «Travel therapy» ou quand les voyages améliorent notre santé mentale

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Photo: Gabrielle Henderson / Unsplash

Partir en vacances ferait l’effet d’une thérapie pour les personnes à la santé mentale fragile. Ce concept de «Travel Therapy» est appuyé par une récente recherche australienne qui fait le lien entre les expériences vécues lors de voyages et certaines thérapies recommandées par des spécialistes à des personnes souffrant de problèmes de santé mentale, comme la démence. 

Et si le tourisme apportait de réels bénéfices pour notre santé mentale? La «travel therapy», littéralement la «thérapie par le voyage» convainc de plus en plus les spécialistes de la santé. Une étude de l’Université Edith Cowan (ECU), en Australie, menée conjointement par des experts en tourisme et en santé, explique que si les vacances sont un moment de loisir, elles peuvent également revêtir un aspect thérapeutique. 

«Les experts médicaux peuvent recommander des traitements contre la démence tels que la musicothérapie, l’exercice, la stimulation cognitive, la thérapie de la réminiscence, la stimulation sensorielle et les adaptations aux heures de repas et à l’environnement d’un patient», explique dans un communiqué le Dr Jun Wen, chercheur principal. «Tous ces éléments sont également souvent présents lors des vacances».

Partir en vacances permet de changer d’environnement et de vivre de nouvelles expériences. Cela entraîne la stimulation cognitive et sensorielle. De plus, les vacanciers passent plus de temps en extérieur, ce qui permet de faire le plein de vitamine D et de sérotonine, et ce, dans un pays froid ou chaud. 

En vacances, on fait plus d’activités physiques, symbolisées par la marche. Les repas sont associés à des moments de convivialité avec d’autres personnes, ce qui «influence positivement le comportement alimentaire des patients atteints de démence», précise le Dr Jun Wen.

Autant d’expériences réunies pour représenter une «expérience touristique holistique». Après deux ans marqués par la pandémie de Covid, «c’est le bon moment pour identifier la place du tourisme dans la santé publique – et pas seulement pour les touristes en bonne santé, mais les groupes vulnérables», conclut le spécialiste.

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