Marché immobilier du Québec — Mai 2026
Le marché immobilier québécois amorce le printemps 2026 sur une note plus prudente: avec 9300 transactions résidentielles enregistrées en mai, les ventes reculent de 6% par rapport à la même période l’an dernier, marquant un deuxième mois consécutif de repli annuel. Pourtant, les prix résistent même si l’inventaire continue de gonfler, redessinant progressivement les rapports de force entre acheteurs et vendeurs. Le marché est en quête d’équilibre, après une période d’effervescence qui a dominé les années post-pandémie.
Métriques clés524 900$ prix médian maison 407 000$ prix médian condo 685 000$ prix médian plex 38 jours délai moyen | À retenirPrix stables — L’unifamiliale affiche 524 900$, en hausse de 5% sur un an mais en baisse par rapport à avril. Ventes en recul — Les ventes reculent de 6% annuellement, à 9300 transactions en mai. Stock croissant — Les inscriptions en vigueur atteignent 42 066, en hausse mensuelle continue depuis décembre. Délais réduits — Les unifamiliales se vendent en 38 jours, le délai le plus court depuis août 2022. |
Les ventes résidentielles
En mai 2026, les 9300 ventes provinciales se décomposent en 6113 unifamiliales, 2248 copropriétés et 912 plex — des volumes en retrait par rapport au mois d’avril (9532 transactions) et en baisse de 6% comparativement à mai 2025. Le segment de la maison individuelle demeure le moteur dominant du marché, représentant près des deux tiers des transactions, tandis que le condo perd quelque 178 ventes par rapport au mois précédent. Les plex, eux, tirent légèrement leur épingle du jeu avec 912 ventes, leur meilleure performance depuis novembre 2025.
Évolution des prix
Malgré le recul des volumes, les prix médians se maintiennent à des niveaux élevés et continuent de progresser annuellement. La maison unifamiliale affiche un prix médian de 524 900$, en hausse de 5% sur un an, tandis que la copropriété s’établit à 407 000$, soit une progression plus modeste de 2%. Les plex, prisés par les investisseurs et les acheteurs à revenus, atteignent un prix médian de 685 000$, également en croissance de 2% sur douze mois — une résistance notable dans un contexte de ralentissement des transactions.
Offre sur le marché
L’inventaire disponible poursuit sa montée en puissance: on dénombre 42 066 inscriptions en vigueur à travers la province, accompagnées de 15 405 nouvelles inscriptions pour le seul mois de mai. C’est le troisième mois d’affilée avec plus de 15 000 nouvelles inscriptions, confirmant que les vendeurs restent très actifs même si les acheteurs se font plus sélectifs. Du côté des délais de vente, la maison unifamiliale se vend en moyenne en 38 jours, un rythme soutenu qu’on n’avait pas vu depuis la frénésie de 2022, alors que le condo prend légèrement plus de temps avec 45 jours sur le marché, et le plex 41 jours. Ces délais, en légère amélioration par rapport à janvier 2026 (55 et 65 jours respectivement), témoignent d’un regain de fluidité printanière.
Marché immobilier — Province de Québec
En perspective
Pour bien saisir la portée du recul des ventes en mai, il faut le replacer dans le fil des douze derniers mois. Après une séquence de hausses annuelles consécutives allant de +8% à +16% entre juin et octobre 2025, le marché a opéré un virage net en novembre 2025 (-5%), confirmé en décembre (-12%) et en janvier 2026 (-12%), avant un rebond temporaire en mars (+4%). Le recul actuel de 6% en mai, identique à celui d’avril, s’inscrit ainsi dans une tendance de normalisation progressive après l’élan exceptionnel de 2025. Les prix médians de l’unifamiliale, qui oscillaient autour de 485 000$ à 499 000$ au printemps 2025, ont depuis franchi le cap des 520 000$, illustrant une appréciation durable malgré le ralentissement transactionnel.
Le marché immobilier du Québec traverse une phase de rééquilibrage en ce printemps 2026. L’offre s’étoffe et les acheteurs retrouvent graduellement un certain pouvoir de négociation, mais les délais de vente demeurent courts et les prix ne cèdent pas pour autant du terrain. Dans un contexte où les taux d’intérêt et l’incertitude économique continuent de moduler les comportements, les prochains mois seront déterminants pour savoir si ce ralentissement des ventes se transforme en correction durable ou simplement en pause estivale. Les observateurs du secteur recommandent aux acheteurs de profiter de cette fenêtre plus calme, pendant que les vendeurs sont invités à ajuster leurs attentes à une réalité de marché moins euphorique qu’il y a un an.
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