Marché immobilier de l’île de Montréal — Juillet 2026
Le marché immobilier de l’île de Montréal a amorcé l’été 2026 sur une note de prudence marquée : avec 1198 ventes résidentielles enregistrées en juillet, les transactions accusent un recul de 16% par rapport à la même période l’an dernier, s’inscrivant dans un ralentissement qui touche l’ensemble de la région métropolitaine. Pourtant, derrière ce repli du volume, les prix continuent de résister, voire de progresser, révélant un marché qui se rééquilibre sans s’effondrer. Un portrait contrasté qui mérite qu’on y regarde de plus près.
Métriques clés817 500$ prix médian maison 480 000$ prix médian condo 910 000$ prix médian plex 45 jours délai moyen | À retenirPrix en hausse — Les plex affichent la meilleure performance avec un prix médian en hausse de +9% à 910 000$. Ventes condo — Les copropriétés chutent de -22%, avec seulement 582 ventes en juillet 2026. Offre croissante — Les inscriptions en vigueur progressent de +15%, atteignant 10 493 propriétés disponibles. Plex rapides — Les plex se vendent plus vite, avec 9 jours de moins sur le marché qu’en juin. |
Les ventes résidentielles
Le segment de la copropriété encaisse le coup le plus dur avec seulement 582 transactions conclues en juillet, soit une chute de 22% sur un an, confirmant une tendance lourde qui pèse sur ce type de propriété depuis plusieurs mois. Les unifamiliales s’en tirent relativement mieux avec 387 ventes, en baisse plus contenue de 5%, tandis que les plex enregistrent 229 transactions, en recul de 14%. À l’échelle de la grande région de Montréal, l’APCIQ recense 3338 ventes en juillet 2026, marquant un cinquième mois consécutif de baisse et le repli le plus prononcé depuis février 2026.
Évolution des prix
Malgré le ralentissement des ventes, les prix médians sur l’île de Montréal continuent leur progression dans toutes les catégories. Les maisons unifamiliales atteignent un prix médian de 817 500$, en hausse de 7% sur un an, tandis que les plex franchissent la barre des 910 000$ avec une progression encore plus soutenue de 9%. Les copropriétés, dont l’offre s’est fortement gonflée, affichent une croissance plus modeste de 2%, portant leur prix médian à 480 000$ — un signe que l’abondance de l’inventaire dans ce segment commence à tempérer les ardeurs des vendeurs.
Offre sur le marché
L’inventaire demeure le fait saillant de ce mois de juillet : l’île de Montréal comptabilise 10 493 inscriptions en vigueur, et à l’échelle métropolitaine, les 19 790 propriétés actives dépassent de 9% la moyenne historique pour un mois de juillet, avec une croissance annuelle de 17%. Les nouvelles inscriptions sur l’île s’établissent à 2299, un volume en net repli par rapport aux sommets du printemps — signe que l’effervescence de l’offre nouvelle se stabilise. Les délais de vente, eux, s’allongent : les unifamiliales prennent en moyenne 45 jours à trouver preneur (soit 4 jours de plus qu’il y a un an), et les copropriétés 60 jours, en hausse de 7 jours.
Marché immobilier — Île de Montréal
En perspective
En comparaison avec le pic d’activité printanière, le recul est particulièrement éloquent : mars 2026 avait enregistré 1744 ventes sur l’île, et mai 1694 — des niveaux que juillet n’atteint pas, suivant la saisonnalité habituelle, mais accentuée cette année par une prudence accrue des acheteurs. Sur douze mois, le marché a clairement changé de physionomie : les inscriptions en vigueur ont gonflé de façon continue depuis l’automne 2025, passant de 9446 en août 2025 à plus de 11 000 au printemps 2026, avant de légèrement se contracter cet été. Le recul de 16% des ventes en juillet 2026 contraste avec la progression de 7% enregistrée à la même période l’an dernier, illustrant à quel point le vent a tourné en douze mois.
L’île de Montréal entre dans la deuxième moitié de 2026 avec un marché en quête d’équilibre : les acheteurs bénéficient de plus de choix et de délais moins stressants, pendant que les vendeurs doivent faire preuve de réalisme, notamment dans le segment des copropriétés où la concurrence s’est intensifiée. La résistance des prix indique toutefois que le marché montréalais ne s’essouffle pas : il se recalibre. Les prochains mois, notamment la rentrée de septembre, fourniront des indices précieux sur la direction que prendra ce cycle immobilier.
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