Marché immobilier Agglomération de Québec — Septembre 2026
Le marché immobilier de l’agglomération de Québec amorce l’automne 2026 sur une note mitigée : avec 539 transactions conclues en septembre, le volume recule de 3% par rapport à la même période l’an dernier, tandis que les prix restent solides et que les cumuls annuels affichent des hausses de 7% à 9% selon les catégories. Le marché se rééquilibre, certes, mais il reste loin d’un retournement.
Métriques clés469 000$ prix médian maison 348 888$ prix médian condo 671 500$ prix médian plex 31 jours délai moyen | À retenirPlex en feu — Le prix médian des plex bondit de 21% à 671 500$, meilleure progression des trois catégories. Offre en hausse — Les inscriptions en vigueur explosent de 49%, atteignant 1 560 propriétés disponibles. Délais allongés — Les unifamiliales prennent 31 jours à vendre, soit 18 jours de plus qu’un an auparavant. Condos résistants — Le prix médian des copropriétés progresse de 10% à 348 888$ malgré une baisse des ventes de 15%. |
Les ventes résidentielles
Les maisons unifamiliales tirent leur épingle du jeu avec 321 ventes, en progression de 5% sur un an, confirmant un appétit persistant pour ce type de propriété malgré un prix médian légèrement en recul. À l’inverse, les copropriétés accusent un recul marqué avec seulement 165 transactions, soit une baisse de 15% — un chiffre tout à fait comparable à la baisse de 13 % enregistrée dans la RMR de Québec au mois de septembre. Les plex, au nombre de 53 transactions, cèdent 5% en volume, mais leur valorisation raconte une tout autre histoire.
Évolution des prix
Le prix médian des unifamiliales s’établit à 469 000$ en septembre, en légère baisse de 1% comparativement à septembre 2025, après avoir atteint un sommet de 499 950$ en février 2026 — signe d’une certaine normalisation estivale. Les copropriétés, elles, affichent un prix médian de 348 888$, en hausse de 10% sur un an, ce qui illustre une pression sur la valeur malgré la contraction du volume de ventes. Le segment qui retient le plus l’attention reste celui des plex : à 671 500$ de prix médian, il bondit de 21% en un an, reflétant l’intérêt croissant des investisseurs pour le revenu locatif dans un contexte où les nouvelles inscriptions ont augmenté de 41%.
Offre sur le marché
L’inventaire disponible continue de s’étoffer : les inscriptions en vigueur atteignent 1 560 propriétés, tandis que 906 nouvelles inscriptions sont venues alimenter le marché en septembre, un niveau nettement supérieur aux 686 nouvelles inscriptions de juin dernier. Cette remontée de l’offre se traduit directement sur les délais de vente, qui s’allongent sensiblement : les unifamiliales restent en moyenne 31 jours sur le marché, soit 18 jours de plus qu’il y a un an, tandis que les copropriétés se vendent en 33 jours, un chiffre stable par rapport à l’an dernier. Les plex, quant à eux, se négocient en seulement 26 jours, en recul de 5 jours, témoignant de leur attrait intact auprès des acheteurs.
Marché immobilier — Agglomération de Québec
En perspective
En regardant les six derniers mois, la trajectoire du marché de l’agglomération de Québec dessine une courbe caractéristique : des ventes soutenues au printemps — 729 transactions en mars 2026 et 689 en avril — suivies d’un ralentissement estival classique avec 476 ventes en juillet et 442 en août, avant ce rebond partiel de septembre à 539. Les prix médians des unifamiliales ont légèrement corrigé depuis leur pic de fÉvrier à 499 950$, pour se stabiliser autour de 469 000$ en septembre, suggérant que le marché digère progressivement l’excès de vigueur de l’hiver et printemps. Enfin, le contexte régional élargi rappelle que la Rive-Sud, avec des unifamiliales accessibles autour de 450 000$, continue d’attirer une clientèle qui se détourne de l’agglomération centrale, pesant indirectement sur la dynamique de septembre.
L’agglomération de Québec entre dans l’automne 2026 avec un marché qui se cherche un nouvel équilibre : l’offre remonte, les délais s’allongent et certains segments comme les condos voient leur activité fléchir, sans pour autant que les prix s’effondrent. Les plex et les unifamiliales continuent de séduire, portés respectivement par la demande locative et le désir de stabilité des ménages. Les prochains mois diront si cette normalisation se consolide ou si une nouvelle baisse des taux d’intérêt vient relancer la machine avant la fin de l’année.
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