Manger et boire local

Plus jamais de Miss Vickie’s ou de Doritos chez Maxi?

Les croustilles de la marque Frito-Lay. Photo: Frito-Lay

Vous l’avez peut-être remarqué, depuis février, la compagnie Frito-Lay – qui regroupe Lay’s, Miss Vickie’s, Doritos, Cheetos et Tostitos – boycotte tous les détaillants de la chaîne Loblaw à cause d’un litige commercial. Résultat: les rayons des Provigo, Maxi, Intermarché, Axep et Pharmaprix n’offrent plus de collations salées Frito-Lay.

C’est le quotidien La Presse qui rapportait la nouvelle dans un article le 18 février dernier. La cause du problème? Le géant canadien du commerce de détail refuse une hausse de prix réclamée par la filiale de PepsiCo. Frito-Lay a donc cessé de ravitailler les tablettes d’amuse-gueules des enseignes de Loblaw partout dans le pays tandis que des négociations légales se poursuivent.

Les chiffres précis faisant l’objet du conflit entre les deux parties n’ont pas été divulgués au moment d’écrire ces lignes. Il faudra se tourner vers la concurrence si vous avez un craving intense de Lay’s au ketchup, malheureusement.

Une fin envisageable?

Ce conflit croustillant pancanadien pourra-t-il finir un jour? Les précédentes guéguerres entre fournisseurs et détaillants montrent que oui. Cependant, en période d’inflation marquée – comme en 2022 -, c’est plus incertain. Des épiceries européennes ont retiré les produits Nutella (Ferrero), les chips Lay’s (PepsiCo) ou encore le dentifrice Colgate et les savons Palmolive sans donner de détail sur leur éventuel retour sur les tablettes.

Selon une chronique du professeur de l’Université de Dalhousie Sylvain Charlebois parue dans le média The Spec, Frito-Lay pourrait se sortir du sac en vendant plutôt ses produits «directement aux consommateurs en étendant sa flotte de camions pour relier les usines aux acheteurs».

L’expert en distribution des aliments rappelle aussi à ce propos «que la chaîne d’approvisionnement est devenue de plus en plus virtuelle avec la pandémie» et fait moins appel aux magasins physiques comme les épiceries.

Autre bonne nouvelle, les tablettes des enseignes de la chaîne Loblaw «ne resteront pas dégarnies longtemps» et seront remplies par «d’autres produits comme ceux des marques maison de Loblaw [NDLR : Sans nom et Le Choix du Président]», selon lui.

Bref, c’est l’occasion d’encourager des marques québécoises à l’épicerie. Un sac de frites juliennes YumYum avec une bière d’épinette, s’il vous plaît!

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