Côte-des-Neiges & NDG
15:25 9 mai 2021 | mise à jour le: 9 mai 2021 à 17:22 Temps de lecture: 2 minutes

Les employés du cimetière dénoncent des négociations au «point mort»

Les employés du cimetière dénoncent des négociations au «point mort»
Photo: CourtoisieEn cette journée de fête des mères, les syndiqués ont distribué des roses blanches aux personnes venues au cimetière.

Des employés affiliés au Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges-CSN se sont rassemblés pour dénoncer les négociations au «point mort» de leurs contrats de travail, dimanche midi.

Ils ont profité de cette journée de fête des mères pour distribuer des roses blanches aux personnes venues au cimetière Notre-Dame-des-Neiges pour s’y recueillir en signe de «respect».

«Nous sommes venus aujourd’hui afin de manifester notre respect à la clientèle de notre cimetière en leur remettant une rose blanche. Nous savons très bien que si nous ne manifestons pas cette marque de reconnaissance à celles et ceux qui viennent honorer leurs défunts, notre employeur ne le fera pas.» – Benoît Simard, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges-CSN.

Le Syndicat indique que les employés sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2018, et que les négociations qui ont commencé au mois de novembre 2019 sont au point mort.

L’organe de représentation s’inquiète de l’avenir de ses employés et du cimetière.

«Nous avons récemment appris que l’employeur n’avait pas l’intention de respecter le plancher d’emploi de 62 employés réguliers qui s’occupe de l’entretien du cimetière. En plus des 26 abolitions de postes du 17 mars dernier, la direction a annoncé jeudi dernier un important virage vert en vertu duquel notre joyau montréalais n’aurait tout simplement plus du tout besoin d’entretien», souligne Benoît Simard.

D’après le syndicat, l’employeur refuse l’accès à ses données financières. « Lorsque les négociations arrivent, la haute direction invoque toujours des problèmes financiers pour justifier ses décisions irrationnelles et ses abolitions de postes. Nous aimerions bien connaître sa situation financière pour comprendre, mais l’employeur refuse toujours, après deux demandes, d’ouvrir ses livres comptables», déclare le trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN, Jean-Pierre Bourgault.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges-CSN se compose de 125 membres.

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