Lachine & Dorval

Des élèves passent leur examen sur la Grande roue de Montréal

Des élèves de l’école Dorval-Jean-XXIII passent leur examen devant la grande roue de Montréal. Photo: Oona Barrett/Métro

Deux enseignants de mathématiques de l’école Dorval-Jean-XXIII ont décidé de lier amusement et apprentissage en faisant passer un examen de fin d’année dans la Grande roue de Montréal.

Nathalie Allard-Mousseau et Mathieu Tremblay, un duo de professeurs créatifs, essaient de rendre un examen de mathématiques amusant dans le cadre du programme Technico-sciences.

En effet, 86 élèves de 5e secondaire ont dû calculer la durée de la visibilité depuis la roue d’un drapeau placé au loin puis vérifier leur calcul depuis le haut de la roue.

«On a un désir d’innover et de se distinguer, on veut rendre l’école motivante», explique le professeur Tremblay.

Nathalie Allard-Mousseau et Mathieu Tremblay, les deux professeurs devant le drapeau. Oona Barrett/Métro

Les deux enseignants disent que la pratique donne vraiment du sens à la théorie, car l’élève vit la conséquence de son calcul.

«Ce n’est pas un calcul en l’air! Une fois le calcul vérifié en haut de la roue, il y aura des célébrations et des déceptions de la part des élèves», soutient le professeur Tremblay.

Une élève exprime son enthousiasme face à ce genre d’examen. «Le fait de voir la grande roue et pas juste en schéma sur une feuille de papier nous permet de comprendre plus le sens de nos calculs», explique l’élève Séréna Boivin.

Tout au long de l’année, le duo ne manque pas d’idées pour amuser leurs élèves. Ils organisent par exemple des batailles navales ou des escapades au mont Royal.

«On a prévu de faire un examen similaire avec les 4e sur les glissades du mont Royal cet hiver», explique la professeure Allard-Mousseau.

Le travail de ces professeurs n’est pas sans répit. Nathalie raconte qu’ils doivent repérer les lieux, essayer les calculs et les mettre en pratique avant de les proposer aux élèves.

Les deux professeurs expliquent que ce genre d’examen en plein air permet d’éviter l’anxiété provoquée par un examen papier. «Il y a une plus grande légèreté à faire un examen dehors, on ne gère jamais de crises d’anxiété quand on est dehors», dit le professeur Tremblay.

«En temps de COVID, ça fait du bien de sortir de la salle de classe», dit l’élève Séréna.

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