Mercier & Anjou

Ils ferment boutique après une soixantaine d’années d’activité

La boutique pour animaux Yvon Lewis vend de la nourriture et des accessoires pour animaux. Photo: Frédéric Hountondji/Métro Média

Yvon et Mariette Lewis fermeront leur boutique pour animaux après 58 ans d’activités commerciales au cœur de Tétreaultville.

Après des décennies de travail acharné, Mariette Lewis (79 ans) et Yvon Lewis (84 ans) ont décidé de prendre leur retraite bien méritée et de vendre le bâtiment abritant leur commerce, situé à l’intersection des rues Hochelaga et Des Ormeaux

La boutique pour animaux Yvon Lewis existe depuis 33 ans. Auparavant, le couple avait tenu une tabagie au même endroit pendant 25 ans.

Après un quart de siècle passé à vendre notamment du tabac et des journaux, les Lewis avaient résolu de tourner la page parce que le prix des cigarettes flambait. Mariette et Yvon estimaient alors que le jeu n’en valait plus la chandelle.

«Les gens ont commencé à moins fumer. Après 25 ans, on a décidé qu’on voulait faire autre chose dans le quartier. On a embarqué dans l’animalerie », raconte M. Lewis. Il précise que le local a été agrandi pour accueillir le nouveau commerce de vente de nourriture et d’accessoires pour animaux.

Des clients très fidèles

La recette du succès pour cette entreprise qui a pignon sur rue depuis plus 30 ans dans le secteur de Tétreaultville : la fidélité de sa clientèle. 

« J’en ai une qui est cliente depuis 58 ans. Dans le temps de la tabagie, elle venait chercher des romans et des journaux de la fin de semaine. Quand on a changé, elle a acheté un oiseau, puis deux, et après des chats », raconte Mme Lewis.

Marcel Brillon Lapierre fréquente le commerce depuis 27 ans. « On est bien reçu ici, c’est accueillant, c’est pas froid », témoigne-t-il.

« On est les seuls qui ont résisté. »

Le couple Lewis quittera les lieux avec de très bons souvenirs.« Quand on avait acheté, c’était à 45 000 $, et c’était une grosse somme d’argent. N’importe quel duplex sur la rue Hochelaga à l’époque se vendait à 16 000 $. Il y en avait qui ont dit: “Vous allez faire faillite”. On est les seuls qui ont résisté. Ma femme et moi, on se levait le matin et on travaillait, on accueillait le monde », se souvient M. Lewis.

Le couple aimait les chiens et les oiseaux. Il affirme qu’il fait aussi ce commerce pour que les animaux soient en bonne condition.

Mme Lewis réitère que l’histoire de leur entreprise est une preuve de courage, de détermination et d’abnégation. « On a roulé à trois hypothèques et en 10 ans, c’était payé. Il n’y avait pas de folie à faire », reconnaît-elle. « Et c’était avec trois enfants », appuie le mari.

Les deux futurs retraités estiment avoir trouvé la clé de leur succès dans cette phrase : « Nous sommes vraiment des gens de service et non des gens d’affaires. »

La fermeture définitive de la boutique pour animaux Yvon Lewis se fera le 15 août.

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