Mercier & Anjou

Revitalisation de l’est de Montréal: plusieurs grandes annonces en 2021

La friche de Viauville pourrait faire partie du «réseau d’espaces verts» promis par l’administration Plante. Photo: Jason Paré, Métro Média

La construction du nouvel hôpital Maisonneuve-Rosemont et la création d’un réseau d’espaces verts sont des exemples des grandes annonces faites en 2021 pour la revitalisation de l’Est de Montréal. Tour d’horizon de ce grand chantier avec le nouveau président-directeur général de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal, Jean-Denis Charest.

Signée en décembre 2018, la Déclaration pour revitaliser l’Est de Montréal marque l’engagement du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal «à consolider une vision commune, intégrée et innovante pour le développement de l’Est de Montréal et à réaliser, dans un esprit de collaboration, le grand chantier de revitalisation de ce territoire à fort potentiel de développement».

L’accroissement de la mobilité, le développement économique et l’amélioration des milieux de vie des citoyens sont les priorités retenues.

Et malgré la pandémie, Jean-Denis Charest considère que ça bouge énormément dans l’est de la métropole. Parmi les projets qui avancent rondement, le PDG nomme le SRB Pie-IX et le REM de l’Est, qu’il qualifie «d’épine dorsale» de la revitalisation du secteur.

«Le problème principal qui empêche d’exploiter le potentiel de l’est de Montréal, c’est qu’il est enclavé», rappelle-t-il.

Selon lui, en aménageant une infrastructure de transport telle que le REM, cela permettra de décloisonner le secteur et d’attirer les investisseurs et les institutions universitaires.

Reconstruction de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont

L’une des grandes annonces de 2021 est sans contredit l’investissement de 2,5 G$ du gouvernement du Québec pour la reconstruction de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Un projet qui aura un impact majeur pour l’est de Montréal et qui est un investissement stratégique à plusieurs chapitres, soutient M. Charest.

«Premièrement, on améliore la qualité de vie et l’accès aux soins de santé», explique le PDG.

Ensuite, cet investissement pourrait permettre de développer une nouvelle zone d’innovation en santé au Québec et, ainsi, diversifier l’économie de l’est.

«Depuis plusieurs mois, la Chambre invite le gouvernement à créer cette zone et j’ai bon espoir qu’en 2022, on va annoncer sa création.»

La décontamination

Lors du dîner-causerie du CCEM du 14 décembre, la mairesse Valérie Plante disait souhaiter que la décontamination des terrains industriels de l’est de Montréal «aille plus vite». La Ville de Montréal et la Chambre se sont d’ailleurs associées pour accélérer le processus.

«On a tous d’énormes ambitions pour l’est de Montréal et l’on voudrait tous que ça aille plus vite», renchérit M. Charest.

Si la décontamination des terrains de la ville est relativement simple, pour ce qui est des terrains privés, c’est plus complexe.

«C’est un peu l’œuf ou la poule. Est-ce que les projets arrivent avant la décontamination ou la décontamination arrive avant les projets?»

La CCEM profite donc de son expertise pour rencontrer les propriétaires, comprendre leurs besoins et les convaincre d’aller de l’avant.

Le «poumon vert de l’est»

Projet Montréal s’est engagé lors de la récente campagne électorale à créer un «réseau d’espaces verts» formé d’au moins 230 hectares de terrains et reliant les arrondissements d’Anjou, Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles et Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Cette idée entre en conflit avec certains projets économiques, comme ceux envisagés sur le terrain de Golf métropolitain Anjou.

M. Charest considère que la Chambre peut jouer un rôle pour tenter de «fédérer» les gens et trouver un équilibre.

«Il faut faire attention de ne pas tomber dans la polarisation. On veut que l’est de Montréal soit attractif et pour cela, ça prend des parcs et il faut combattre les îlots de chaleurs.»

En revanche, M. Charest soutient qu’on doit regarder le territoire dans son ensemble pour s’assurer d’avoir une approche bien balancée et identifier les terrains qui peuvent être utilisés pour le développement économique et ceux pour des parcs. «Il faut arrêter d’opposer les deux et il faut être créatif dans nos approches.»

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