Mercier & Anjou

Un incubateur d’idées Living lab pour prévenir la violence armée

À Montréal, le nombre d’événements avec coups de feu a augmenté de 30% entre 2020 et 2021. Photo: iStock

Québec octroie une somme de 600 000 $ au Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC) pour la création d’un Living Lab en prévention de la violence armée dans la région métropolitaine.

Ciblant les arrondissements du nord-est de Montréal, comprenant ceux de Saint-Michel, Montréal-Nord, Rivière-des-Prairies et Anjou, la création du Living Lab vient compléter la mise en place de la Chaire de recherche sur la prévention de la violence armée annoncée le 19 mai dernier, peut-on lire dans le communiqué publié le 21 juin par le Cabinet de la ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal.

«Notre gouvernement met tout en place pour garder la métropole sécuritaire, a déclaré la ministre Chantal Rouleau. Après avoir agi en répression et en prévention, on souhaite, grâce au leadership de nos chercheurs, rassembler tous les milieux pour lutter, ensemble, contre cette violence armée.»

Selon la ministre, ce Living Lab contribuera à identifier les meilleures pratiques à mettre en œuvre pour contrer l’attrait de la criminalité chez les jeunes les plus vulnérables.

Ancré dans la réalité citoyenne, le Living Lab constituera un outil supplémentaire pour mieux comprendre et prévenir la violence armée dans la région métropolitaine.

Louise Poissant, directrice scientifique du FRQSC

Qu’est-ce qu’un Living Lab ?

Selon la définition disponible sur le site Web du réseau Montréal InVivo, les Living Labs sont une nouvelle approche dans laquelle «les utilisateurs ne sont désormais plus vus comme un objet d’investigation, mais comme des acteurs clefs dans le processus d’innovation».

Ayant pour vocation de jouer un rôle d’incubateur, un Living Lab doit permettre d’apporter des solutions innovantes, durables et socialement acceptables avec la contribution de l’ensemble des parties prenantes. Il doit aussi faciliter les collaborations entre le milieu académique et les organismes du milieu, incluant les décideurs, et avoir un impact sur l’avancement des connaissances et sur la résolution de problèmes sociaux, économiques, culturels et technologiques.

Concernant le Living Lab en prévention de la violence armée, la communauté scientifique est invitée à répondre à un appel de propositions dont les objectifs sont:

  • Expérimenter les pratiques ou les approches les plus susceptibles de prévenir la violence armée ainsi que de contribuer au maintien d’un milieu de vie sécuritaire dans la région métropolitaine;
  • Favoriser la mise en lumière, ainsi que l’émergence de pratiques ou d’approches innovantes en matière de prévention de la violence armée sur le territoire ciblé grâce à l’implication des parties prenantes (organisations privées, publiques ou communautaires, représentantes et représentants de divers paliers gouvernementaux, citoyennes et citoyens, chercheuses et chercheurs, etc.);
  • Encourager le partage continu des savoirs et d’outils pour mieux soutenir les parties prenantes dans un contexte d’actions ou d’interventions plurielles et intersectorielles;
  • Permettre la conduite de recherches orientées vers des solutions pouvant avoir des retombées rapides et concrètes pour le milieu.

Cet appel de soumission s’inscrit dans le contexte d’une augmentation de la violence dans la métropole observée depuis 2016, mais exacerbée depuis le début de la pandémie. «L’objectif est de générer de nouvelles pistes d’action structurantes afin d’appuyer et de prioriser les actions posées par le gouvernement du Québec et ses partenaires dans la métropole», peut-on lire dans cet appel.

La date limite de soumission des prédemandes est le 31 août 2022 et la date limite de soumission des demandes est le 16 novembre 2022. Pour consulter cet appel de propositions : https://bit.ly/3ndTp6g

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