Les syndicats de CJE réclament un financement accru du gouvernement
Pour mettre de la pression sur les décideurs politiques, la Fédération des professionnels (FP-CSN) et plusieurs syndicats de CJE, dont celui de Hochelaga-Maisonneuve, ont lancé la campagne « CJE, unissons nos voix! »
Par cette mobilisation, les instigateurs souhaitent bonifier les conditions de travail des intervenants en CJE pour éviter une saignée parmi la main-d’œuvre et assurer la pérennité des services offerts à différentes clientèles en matière de formation et d’intégration au marché du travail.
Les écarts salariaux peuvent atteindre jusqu’à 40 % dans certains cas entre les intervenants des secteurs communautaire et privé. Les avantages sociaux, en ce qui a trait au régime de retraite ou d’indemnité de congé de maternité, ne sont pas non plus des plus concurrentiels.
« Il y a un taux de roulement assez élevé dans les CJE. Les difficultés de recrutement et de rétention du personnel sont bien réelles. Le financement de base des CJE doit être revu à la hausse », souligne Jean-François Plouffe, président du syndicat de la CDEST, la corporation mandataire du CJE Hochelaga-Maisonneuve.
L’organisation syndicale souhaite aussi augmenter sensiblement son taux de syndicalisation dans ce secteur d’activité.
Au cours des semaines et mois à venir, différentes interventions seront mises de l’avant pour accentuer le message porté par la CSN : pétition, sensibilisation, mobilisation, etc..
Les acteurs de la campagne espèrent que le gouvernement redressera rapidement la situation.
Carrefour jeunesse-emploi Hochelaga-Maisonneuve
L’organisme compte 11 employés syndiqués avec la CSN.
Le CJE dispose d’une enveloppe budgétaire d’environ 500 000 $ annuellement.
Le financement accordé tient en partie compte de la population âgée de 16 à 35 ans, soit la clientèle de l’organisme, que l’on retrouve sur le territoire desservi.
La Corporation de développement de l’Est (CDEST) est l’organisme mandataire du CJE.