Des électeurs péquistes malheureux d’être les prisonniers du vote stratégique
Ils ne font plus confiance aux partis politiques traditionnels. Plus de 50 % des électeurs de Hochelaga-Maisonneuve n’ont pas voté aux dernières élections, ce qui en fait l’une des circonscriptions les plus abstentionnistes au Québec. Les motifs invoqués tournent tous autour d’une insatisfaction envers les partis traditionnels, affirme-t-il.
« Il y a un ras-le-bol des politiciens qui parlent, promettent, ne font rien et des carriéristes qui s’en mettent plein les poches. À long terme, le vote stratégique nous condamne à l’inaction et à la stagnation. Chaque élection devenant un vote où l’on choisit le moins pire, déplore-t-il.
« Les idées progressistes incarnées par les nouveaux partis ne peuvent plus trouver leur chemin et changer les choses qui ne vont plus. René Lévesque fut le premier à casser le carcan du vote stratégique en quittant le Parti libéral en 1968 qui était, comme maintenant, fermé aux idées nouvelles.
« Aujourd’hui, Jean-Martin Aussant, chef d’Option nationale, qui a quitté le PQ à l’été 2011 pour fonder ce nouveau parti, incarne cet appétit des Québécois pour faire la politique autrement et agir pour que le Québec devienne un pays », ajoute M. Lamy.