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La moitié des jeunes gens d'affaires de Montréal-Nord sont des femmes

Bousquet-Richard Simon - TC Media
Il n’est pas facile de démarrer une entreprise, mais de plus en plus de femmes tentent l’aventure à Montréal-Nord. Dans le cadre de la Journée internationale de la femme, le Carrefour jeunesse-emploi a donc organisé une série de conférences sur l’entrepreneuriat au féminin.

Au CJE Bourassa-Sauvé, 51 % des entrepreneures sont des femmes. Cette statistique déboulonne le mythe selon lequel les hommes sont plus aptes à fonder une entreprise, un préjugé que combat d’ailleurs Constantin Tombet-Moupegnou.

Pour la troisième année consécutive, l’intervenant du CJE a donc organisé une journée de conférences sous le thème de l’entrepreneuriat féminin. Au programme, quatre femmes d’affaires de Montréal-Nord témoigneront de leur parcours. Marie Martine Félix de l’entreprise Charisme du leader, Laurence Akossi de Jet 7 Heaven, Janny Gaspard de Café soul jazz et Bérénice Dauphin de Kuimba Ngoma discuteront avec les femmes du milieu des affaires et du leadership.

M. Tombet-Moupegnou constate que ce genre d’activités a des effets contagieux sur celles qui y assistent.

« Beaucoup de personnes croient encore que l’entrepreneuriat est réservé aux hommes, mais elles ont tort. Souvent, les femmes ont la flamme d’entreprendre qui scintille en elle et elles hésitent à la développer, explique l’intervenant. En écoutant le témoignage de celles qui se sont déjà lancées dans l’aventure et en discutant avec elles, ça leur donne parfois du courage. C’est un milieu propice à leur épanouissement. »

M. Tombet-Moupegnou a en tête de nombreux exemples de femmes qui ont participé aux activités par simple curiosité et qui ont finalement fondé une entreprise peu de temps après. Il constate également que certaines femmes se lancent dans des domaines qui sont traditionnellement réservés aux hommes comme la sécurité et la construction.

« On sent que les femmes se décomplexent », confie-t-il.

Plus ouvert aux femmes

Même si le milieu des affaires s’est beaucoup ouvert sur les femmes, M. Tombet-Moupegnou constate que les jeunes femmes d’affaires sont encore parfois victimes de sexisme. Cette discrimination n’émane toutefois plus des institutions, mais de leurs proches.

« J’entends souvent des cas de jeunes femmes qui se font dire des commentaires machos du genre : tu perds ton temps et tu ferais mieux de t’occuper de tes enfants », explique M. Tombet-Moupegnou.

Parfois, les femmes vivent aussi de la discrimination de prétendus clients, comme en témoigne Marie Martine Félix.

« Lorsque j’organise des évènements par Facebook, il y a des hommes qui répondent, mais je me rends vite compte qu’ils ne sont pas du tout intéressés par mes services, mais qu’ils tentent juste d’attirer mon attention parce que je suis une femme », explique la thérapeute en autosabotage.

Pour éviter de tomber dans ces pièges, l’entrepreneure explique qu’elle a dû apprendre à faire des affaires. C’est d’ailleurs un service qu’offre le CJE.

« Notre objectif est de permettre aux jeunes entrepreneurs de développer leur connaissances alors si leur projet d’entreprendre débouche sur une entreprise, c’est tant mieux, mais s’ils retournent à l’école ou qu’ils se trouvent un emploi, c’est aussi très bien », conclut M. Tombet-Moupegnou.

La journée de conférence sur l’entrepreneuriat féminin se tiendra le 7 mars, de 10 h à 15 h, au deuxième étage du 4981, rue de Charleroi.

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