Joannie Rochette a à cœur l’Institut de cardiologie
C’était à Vancouver, lors des Jeux olympiques, en 2010. Alors que la patineuse canadienne était à quelques jours de sa prestation, sa mère avait un malaise. Une crise cardiaque, fatale.
« Quand c’est arrivé, c’a été d’abord un choc. Je ne comprenais pas. Dans les semaines suivantes, j’ai aussi eu tellement de questions. Pourquoi ma mère ? Pourquoi une crise cardiaque ? J’ai toujours pensé que les maladies du cœur étaient des maladies de grand-père. Je ne connaissais aucune femme dans mon entourage qui était décédée d’une crise cardiaque. »
Deux ans plus tard, Joannie Rochette comprend mieux maintenant ce qui est survenu à sa mère. Et surtout, elle sait que sa mort aurait pu être évitée.
« Ma mère avait beaucoup de prédisposition: elle n’était pas active physiquement, elle fumait, ne mangeait pas bien, elle avait pris du poids et était stressée par les Jeux olympiques. En plus, elle se plaignait des fois d’avoir des engourdissements et mal à l’épaule gauche. Mais en même temps, elle ne voulait pas que l’on s’inquiète, prenait plus soin de tout le monde que d’elle-même. À chaque fois maintenant que j’entends des spécialistes du cœur parler de prévention, je comprends qu’on aurait pu éviter ce que j’ai vécu à Vancouver. Ça me fait du bien d’en parler avec les gens, avec des connaisseurs aussi qui en savent plus sur le sujet. »
Le docteur Denis Roy, directeur général de l’Institut de cardiologie de Montréal explique que les maladies du cœur se manifestent de façon différente chez l’homme et la femme. « Chez la femme, les crises cardiaques sont moins fréquentes, mais plus virulentes que chez les hommes. Le problème, c’est qu’au cours des dernières années, on a beaucoup axé les maladies du cœur autour de l’homme. La femme était davantage préoccupée par le cancer du sein, notamment. Mais voilà; les maladies du cœur frappent tout le monde. »
Concours
La présence de Joannie Rochette à l’Institut de cardiologie avait également pour but le lancement du concours « Amaro de mon cœur »
Dès la Saint-Valentin, les participants pourront s’inscrire en ligne sur le site www.amaro.ca en entrant le code de participation imprimé sur l’un des 3 500 000 bouchons des bouteilles de format de 18,9 ou 11,3 litres. Chaque inscription donnera 0,05$ à la Fondation de l’Institut de cardiologie de Montréal.
Les participants courent la chance de gagner une journée avec Joannie Rochette au Centre ÉPIC. Le tirage s’effectuera le 13 février 2013.
« C’est la première fois que je rentre à l’Institut de cardiologie et ce concours me donnera la chance d’aller au centre ÉPIC. Ce sera un cadeau pour moi aussi.