Que manque-t-il au niveau des infrastructures pour améliorer la vie des résidents du Vieux-Rosemont et que vous engagez-vous à faire pour améliorer, justement, la desserte des services?
Hélène Dagenais, Vision Montréal
Selon mes consultations auprès de la population, la qualité et la sécurité des infrastructures routières et cyclables dans le Vieux-Rosemont préoccupent les citoyens. Il faut les améliorer d’urgence. La présence d’espaces verts est également importante. Voici mes propositions.
Des mesures d’apaisement seront prises sur les rues utilisées comme voie de contournement de la circulation, comme les rues Charlemagne et d’Orléans. Un plan de réfection des rues et trottoirs sera mis en place et diffusé aux résidents. Il y a urgence sur certaines artères.
Afin d’améliorer la sécurité et la qualité de vie des familles, des personnes âgées et des personnes
handicapées, des passages piétonniers sécuritaires seront créés aux intersections dangereuses et de nouveaux bancs publics seront installés.
Les pistes cyclables existantes (sur la 16ième avenue et la rue Laurier, par exemple) seront sécurisées et le réseau sera bonifié, notamment sur la 1ière Avenue entre Rachel et Saint-Zotique.
Je verrai également à ce que le prolongement du réseau Vert au-dessus du viaduc Masson devienne réalité et soutiendrai financièrement la création de nouvelles ruelles vertes.
Environ 4 000 nouveaux résidents sont attendus dans le Vieux-Rosemont d’ici quelques années. Il faudra planifier la croissance et l’amélioration de nos infrastructures pour répondre à cette nouvelle pression sur les rues et les parcs, mais aussi sur les installations sportives, communautaires et culturelles. Sur ce point, je crois avoir des compétences pertinentes. Comme gestionnaire du Centre communautaire l’Entre-Gens, j’ai développé des services de qualité pour la communauté et je compte continuer dans cette voie!
Denise Larouche, Union Montréal
Les rues et les trottoirs doivent être bien entretenus, c’est la base. Pendant ma campagne de porte-à-porte, j’en profite pour faire l’inventaire des rues et trottoirs qui nécessitent des réparations. Certaines situations sont potentiellement dangereuses.
On constate aussi que des infrastructures sous-terraines ont été rénovées, mais qu’en surface le sol n’a pas été réaménagé. J’ai été conseillère et mairesse de Rosemont de 1998 à 2005. À l’époque, je me faisais un devoir de faire la tournée de toutes les rues de l’arrondissement avec un fonctionnaire de la ville pour avoir le meilleur portrait possible de l’ensemble des réparations à effectuer. Ensuite, selon le budget dont nous disposions et les priorités nous procédions aux travaux nécessaires pour sécuriser les déplacements de la population que ce soit à pied, à vélo ou en voiture. Une fois élue, lors de consultations populaires, j’ai l’intention d’entendre la population au sujet de la qualité de nos infrastructures. L’entretien de nos infrastructures ressemble parfois à un véritable casse-tête. Le climat hivernal a un impact indéniable sur l’état des rues et des trottoirs. Au printemps, chaque année, pour Montréal et ses arrondissements, c’est la chasse aux nids-de-poules. C’est incontournable. Voter pour Vision Montréal, c’est choisir un parti criblé de dettes à l’avenir incertain; voter pour Projet Montréal, c’est mettre tous ses œufs dans le même panier avec Ferrandez, Bergeron et Croteau; voter pour moi, Denise Larouche, c’est donner une voix aux citoyens. Une voix qui se rendra directement au cabinet du maire de Montréal.
Érika Duchesne, Projet Montréal
Deux réponses me viennent à l’esprit en lisant cette question. D’abord, il manque de lieux pour développer les loisirs communautaires, accueillir les organismes qui viennent en aide à la population et diffuser la culture dans le quartier. Ces lieux manquent cruellement pour nos jeunes et nos aînés, notamment. Qu’ils ciblent une population spécifique ou qu’ils soient des espaces de rencontres intergénérationnelles, ces lieux sont garants de la vitalité d’un quartier.
Deuxièmement, la qualité des rues et des trottoirs est un autre exemple flagrant d’infrastructures que l’on doit améliorer. Au quotidien, c’est l’une des responsabilités les plus importantes d’une administration municipale. Toutefois, bien que ces deux problèmes soient d’importants enjeux pour le district du Vieux-Rosemont, la question dépasse largement le niveau local, puisque le principal frein au maintien et au développement d’espaces communautaires et à une réfection adéquate des rues et des trottoirs demeure le financement.
En ce moment, le partage réel de l’enveloppe fiscale montréalaise est inéquitable. Les quartiers centraux de Montréal sont particulièrement désavantagés sur le plan fiscal et les citoyens de Rosemont – La Petite-Patrie n’en ont pas pour leur argent. Leurs taxes augmentent sans cesse tandis que le budget de l’arrondissement est gelé depuis plusieurs années. Je m’engage à faire front commun avec les élus des quartiers centraux pour exiger l’équité dans le partage des recettes fiscales de la Ville de Montréal afin que l’on tienne compte de l’âge de nos quartiers, de nos infrastructures et de la densité de population.