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Une nouvelle école pour Noël, svp!

Une douzaine d’élèves et le Regroupement des parents de l’école Saint-Gérard (RPSG) se sont réunis le 17 décembre au matin devant les bureaux de la ministre de l’Éducation, afin de lui remettre 300 cartes de souhaits.

«Madame, j’aimerais beaucoup pouvoir dîner avec ma mère à la maison comme avant», a écrit dans une de ces cartes une petite main peu habile. «Pour l’année 2013, nous ne voulons pas d’un protocole, nous voulons une école», lit-on dans chaque carte.

La Commission scolaire de Montréal attend ce protocole d’intervention, commandé par le ministère de l’Éducation, avant de recevoir les fonds qui permettront d’entamer les travaux de reconstruction de l’école. Saint-Gérard est fermée depuis janvier 2012 à cause d’un problème majeur de moisissures.

La durée de relocalisation des élèves, de 18 à 24 mois au départ, est désormais inconnue.

Débloquer les fonds

Lors d’une courte conférence de presse, la porte-parole du RPSG, Chantal Laperrière, a demandé que le cas de l’école Saint-Gérard soit réglé immédiatement. «Malgré les deux relocalisations, les expertises, les recommandations et le changement de gouvernement, on est sans nouvelles et il est important de débloquer les sommes: 14M$ pour 425 élèves, c’est un investissement.»

Non seulement le sort de l’école est-il en veilleuse, mais des enfants finiront leur primaire à l’école secondaire Georges-Vanier, où ils sont relocalisés. C’est notamment le cas de la jeune Ananda, qui ne comprend pas ce qui retient les travaux. «Devant l’école, un bloc de condos s’est construit en moins d’un an! Pourquoi on ne peut pas ravoir notre école plus vite?»

Retenir les familles en ville

La relocalisation des élèves pourrait inciter les familles à déménager, mentionne le président du conseil exécutif de l’école, Alex Benjamin. «On parle beaucoup de la nécessité de garder les jeunes familles en ville. On devrait commencer à regarder le rôle que jouent les écoles de quartier là-dedans.»

D’ailleurs, les voisins de Maryline Bédard, une mère membre du RPSG, ont déjà mis leur maison à vendre. «Ils déménagent à Rosemère. Ça pèse dans la balance: on perd un gros avantage de la vie en ville.»

Quant à elle, Mme Bédard – comme tous les autres parents – doit adapter son horaire de travail au transport scolaire de son enfant. Auparavant, la majorité des enfants se rendaient à l’école de la rue Berri à pied.

La ministre n’a pas rencontré le groupe et les médias n’ont pas pu passer les portes du ministère. Les enfants y ont tout de même déposé leurs cartes.

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