Un quartier mixte et convivial
Trois thèmes ont été abordés au cours de la soirée: les secteurs d’emplois, les rues commerciales et le développement des activités culturelles.
L’emploi
Plusieurs secteurs d’emplois ont été identifiés par la Ville de Montréal, tels que ceux entourant le secteur Ogilvy ou encore De L’Esplanade. Dans ce dernier, actuellement «en transformation», ce sont 170 nouveaux emplois qui devraient être créés.
La mixité de la population et l’importance de la vie locale ont été évoquées par les citoyens. Il a été proposé de favoriser les lieux de rencontre et de rendre l’ensemble de l’arrondissement accessible par wifi.
Un résident a aussi regretté la sous-utilisation des ruelles qui pourraient devenir des lieux de travail ou de culture. «On voit de moins en moins d’activités dans les ruelles. Il pourrait y avoir des vendeurs maraîchers ou itinérants qui passeraient dans les ruelles», a-t-il suggéré.
Certains acteurs locaux ont aussi rappelé l’importance de favoriser l’intégration des immigrants dans le quartier par le biais de l’activité économique, notamment en proposant des programmes de francisation, afin de garder la mixité intrinsèque du quartier et l’embauche locale.
Le fait de préserver les zones d’emploi a aussi été mis en avant. Enfin, il a été rappelé que de nombreux travailleurs autonomes résident dans Villeray. Des coopératives de travail pourraient être créées à cet effet.
La convivialité
La notion de convivialité a été abordée à plusieurs reprises au cours de la soirée. Les citoyens ont souligné la présence de commerçants locaux, mais le manque d’esthétisme de l’environnement pour se rendre dans ces lieux.
La question des transports collectifs est aussi revenue dans le débat à plusieurs reprises. Simon Racine, directeur général de Vrac Environnement, a déploré le manque de pistes cyclables dans Parc-Extension.
«Il y a beaucoup d’axes routiers très larges. C’est le quartier du citoyen qui marche et qui va à vélo. Le piéton a peu de place», a regretté une résidente.
Elle a aussi mentionné le manque de sécurité dans le quartier, soulignant que la traverse piétonnière de l’école Marie-Favery «n’a pas été modifiée depuis 10 ans». Plusieurs acteurs locaux ont souligné la nécessité d’inciter les travailleurs à se déplacer en covoiturage ou en mode de transports alternatifs.
Enfin, la nécessité de développer l’agriculture urbaine, notamment sur les toits, a aussi été mentionnée.
Trois types de rues commerciales ont été ciblés par la Ville de Montréal: Jarry, Jean-Talon et les rues locales. L’esthétique des rues commerciales a été déplorée, ainsi que le manque d’identité.
Un résident a pris pour exemple la marquise de la rue Saint-Hubert qui personnifie le secteur commercial. L’accessibilité difficile aux commerces locaux a aussi été évoquée, tout comme la «tristesse» de certaines artères telles que la rue Tillemont.
La culture
La richesse culturelle du quartier a été mise en avant par la Ville de Montréal et les citoyens.
Le parc Jarry a été comparé à la place Saint-Marc par une résidente, proposant que l’espace public devienne un lieu de rassemblement quotidien.
Le nombre d’artistes résidant dans le quartier a aussi été souligné, alors que peu de centres de créations existent. Par ailleurs, les ateliers de créateurs présents dans Villeray et les activités qui y sont associées, telles que Villeray de la tête aux pieds, ont été évoqués.
La démarche Demain Montréal comporte un forum de discussion, en ligne jusqu’au 15 décembre: www.facebook.com/demainmontreal