J’attends, tous les jours, mon autobus au coin de couture et prado, et tous les jours, je te vois, toi, bel homme arabe. Tu sors d’une usine, en tenue de travail, le gris te va si bien! Tu es chauve, et enrobé, mais ton visage me hante toutes les nuits. Une fois, j’ai même entendu ton nom prononcé par un de tes collègues « Nourredine », il me semble. Prénom si doux à mes oreilles. J’espère que tu vas te reconnaître, oh toi, mon bel étalon arabe. Je t’attends au coin de la rue…