À la grande asperge à la chevelure d’orge qui m’a fécondé d’un amour parasitaire dans les muqueuses de mes entrailles fertiles… En croisant le fer avec tes prunelles noisette, j’ai ressenti l’émotion probable que vécut jadis le cou tendre de Marie-Antoinette sous la guillotine : une impression de froideur déchirante et de rupture totale avec ce que j’étais jusqu’alors. Tu me tues. Tu me fais du bien. La voix robotisée annonçant la station Jarry résonne encore dans ma maigre boîte crânienne, les portes préhistoriques de mon wagonnet s’ouvrant sur ton corps flexible comme un roseau… Ces portes, mâchant ton image, en boucle dans mes rêveries.
Dans l’espoir fugace de pouvoir effleurer à nouveau du regard ta vision sublime,