Chaque fois que je te vois, ça pétille. Toi, grand brun, beau sourire et moi ; petite, timide, mais téméraire. Je sais que tu travailles au café parvis parce que je t’ai vu là mercredi dernier lorsque j’y suis allé avec une amie. Tu n’as pas fait attention à moi, mais moi, je ne t’ai pas lâché des yeux. La prochaine fois que tu vois une fille plongée dans un livre (ce mois-ci, c’est Sylvia Plath) brunette aux yeux bleus, manteau noir en feutre et qui descend comme toi à la station Jean-Talon, n’hésite pas à venir me parler. Le courage des premiers pas je ne l’ai pas, mais viens seulement vers moi et nous danserons…