Oui, on se croisait souvent à l’époque le matin. Puis plus rien. Et maintenant, au metro Snowdon direction Montmorency, nous nous sommes vus quelquefois. Mais il semble que dernièrement, le hasard fasse mal les choses puisque je ne te vois plus. Si tu lis ces lignes, peux-tu m’écrire à kinkski@hotmail.com s’il-te-plait? Il me semble que je voudrais te dire un million de choses, ou alors, je voudrais te dire la même chose d’un million de manières différentes. Pour être certain que tu te reconnaisse, je te décris ainsi, cheveux noirs, frange égale jusqu’aux sourcils, toujours bien mise, tu portes de multiples bracelets, tu bois ton café à la paille et parfois tu as un sandwich. Aussi, quand on se croisait dehors sur la plaza, tu fumais toujours en allant travailler. Je te verrais dans une publicité de Yves St-Laurent, mais je voudrais surtout te voir en face de moi et entendre enfin ta voix. J’espère que tu liras ces lignes, écris moi à mon adresse ci-haut. Tu me manques et je ne sais même pas ton nom… Pourtant, je ne trouve pas ça ridicule, car ton visage, je ne le retrouve pas ailleurs. Il y a quelque chose de précieux dans ce rêve insensé.