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…Tu ne peux savoir

Non tu ne sais pas. Tu ne te doutes même pas.
Retour sur Montréal. Retour aux habitudes.
Mais tu n’étais pas encore une habitude. Nous voulions inventer Notre vie à Nous.
Le sommeil n’exista pas cette première nuit. T’en souvient-il?
Les mots coulaient et déjà nous construisions.
Nous désirions Tout. Le Destin et l’Amour.
Ta peau d’ambre sur ma peau «d’éphélidée»
Quitter même nos 4 saisons en échange de l’or à l’odeur de fleur d’oranger pour cette ville R. Universitaire, comme Nous. Et nous le pouvions.
La diplomatie oeuvrant nous traçant le chemin sans coquille, sans chagrin.

Dans la capitale, ton frère doit être papa depuis…
Son choix faisait sens; sans cesse je te répétais.
Nous, non. Enfin, moins de sens.
Alors en suivant l’écho de la sagesse kantienne tout en reniant Molière réfutant que la raison puisse régler l’Amour, j,ai fui et tu possèdes en ton âme tous les motifs de m’en vouloir.
Notre âge partagé ne respectant pas les traditions. J’ai fui. J’ai fui. Sans oublier.

Tu ne te doutes pas qu’avant chaque transition entre l’intérieur et l’extérieur du Camellia Sinensis sur Émery, j’anticipe tout en craignant de t’y croiser, tout en t’y espérant priant presqu’à l’existence du hasard. Mais quel choc quand même ce serait.
J’y entre ainsi accompagné d’un noeud dans la gorge qui me rappelle que tu y avais abandonné une clé USB. Pas celle perdue à Concordia. Oui je me moque un peu de toi et les rythmes de salsa me ramènent invariablement à ton souvenir.
J’entremêle volontairement.
Maintenant tu sais au moins ceci avec certitude que cette longue missive t’appartient.
Malgré les regrets, j’offre à l’espoir un souhait aux couleurs de paisibilité et un bonheur qui te ressemble.
La fureur de ta passion doublée de constance me clouait, m’envoutait et après avoir lu quelques commentaires laissant entendre que tu voguais librement entre la rare féminité à qui tu enseignes je stoppai net.
J’y crois 1 jour sur 2. Le premier jour je te moralise tout bas et le second je louange ton honorabilité détruisant la rumeur d’un écervelé paresseux. Tu peux sourire ici. Il y a matière.
Et tu ne sais pas non plus qu’à chaque session qui passe je veille à ton horaire tout en piétinant d’impatience de te voir déposer ta thèse, sans péril. Changement? Étonnant!
Même si…je t’en prie, pas Rimouski.

Puisqu’il faut une fin, alors je t’avoue que c’est en toute connaissance de cause que mercredi soir le 19 mars, te sachant absent, j’ai composé ton numéro et que 5 messages se succédant t’attendaient. L’un s’exprimant à haute voix les autres, silencieusement.
Et le lendemain, tardivement un risque muet puis un second demandant pardon.

Pardon.

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