Bonjour,
Tu es grand, tes cheveux sont fauves et il t’arrive souvent d’arriver les yeux mi-clos aux abords du métro PI IX. Cela fait quatre mois maintenant qu’à huit heures je te croise et que je ne fais rien. C’est un supplice de m’imaginer que je n’effleurerais jamais tes mains et c’est pourquoi aujourd’hui je me lance.
Ton charme m’a percuté et depuis je n’arrive plus à me relever. Chaque matin j’aimerai que le trajet dure des heures car le temps de trois stations je peux enfin partager ton quotidien. La musique que tu écoutes et les livres que tu lis sont autant de barrières à mon corps qui te crie: retourne toi j’attends ici!
Je sais que tu lis le « Métro », j’espère simplement que tu trouveras ce mot.
Répond moi je t’attends, je ne peux vivre sans penser à toi.