Accusations préliminaires contre Marine Le Pen
PARIS — Des procureurs français ont déposé des accusations préliminaires contre Marine Le Pen pour avoir redistribué des images de Daech (le groupe armé État islamique) sur Twitter.
Le bureau du procureur de Nanterre, en banlieue de Paris, a dit que Mme Le Pen a été mise en examen pour «diffusion d’images violentes», une infraction passible de trois ans de prison et d’une amende de 75 000 euros.
Les gazouillis de Mme Le Pen, en décembre 2015, montraient des exécutions perpétrées par les islamistes de Daech, notamment celle du journaliste américain James Foley.
Mme Le Pen n’a pas encore commenté. Elle a pu être accusée quand le parlement français lui a retiré son immunité dans cette affaire.
Il s’agit de la plus récente tuile pour Mme Le Pen, dont le parti est en crise depuis sa défaite lors de l’élection présidentielle de l’an dernier.