Le cabinet de May appelle à l'action en Syrie
LONDRES — Le cabinet britannique a donné son feu vert à la première ministre Theresa May, jeudi, afin que le Royaume-Uni se joigne aux États-Unis et à la France dans la planification de possibles frappes militaires en réponse à l’attaque chimique alléguée en Syrie.
Toutefois, l’appel à l’«action» du cabinet pour empêcher l’usage futur d’armes chimiques n’inclut aucun détail sur les moyens envisagés ni d’échéancier pour des frappes militaires, tout en laissant la porte ouverte à d’autres types de réponses.
D’importants ministres britanniques ont été appelés à suspendre leur pause printanière pour revenir au travail afin de discuter de l’attaque chimique à Douma attribuée au régime du président syrien Bachar al-Assad. L’attaque a suscité une vive confrontation entre des pays occidentaux, d’une part, et la Syrie et ses alliés, au premier chef la Russie, d’autre part.
À la suite d’une rencontre de plus de deux heures, le cabinet a appuyé le plan de Mme May de travailler avec les États-Unis et la France pour «coordonner une réponse internationale».
Le bureau de la première ministre britannique a dit par communiqué que le cabinet jugeait «hautement probable» que le gouvernement du président Bachar al-Assad soit responsable de l’attaque chimique de la fin de semaine dernière à Douma. Des secouristes et des militants de l’opposition syrienne affirment que plus de 40 personnes ont été tuées, dont plusieurs enfants.
Le bureau de Mme May a affirmé que les ministres avaient convenu de la nécessité d’agir «pour atténuer la détresse humanitaire et décourager l’usage futur d’armes chimiques par le régime Assad».
Le président américain Donald Trump a lancé mercredi sur Twitter que les missiles «s’en viennent». Jeudi, M. Trump a écrit qu’une attaque «pourrait survenir très bientôt ou pas bientôt du tout!»