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Une lettre volée de Christophe Colomb rendue par les États-Unis à l’Espagne

Une lettre volée de Christophe Colomb rendue par les États-Unis à l’Espagne
Photo: Getty ImagesChristopher Columbus landing in America with the Piuzon Brothers bearing flags and crosses, 1492. Original Artwork: By D Puebla (1832 - 1904) (Photo by Hulton Archive/Getty Images)

Après des années d’enquête, le gouvernement américain a rendu à l’Espagne une copie d’époque d’une célèbre lettre de Christophe Colomb datant de 1493, qui avait été volée à la bibliothèque nationale de Catalogne.

Le document dérobé était une des 16 copies réalisées à l’époque, à la demande de Christophe Colomb, de la lettre originale dans laquelle le “découvreur” des Amériques racontait à la couronne d’Espagne ses découvertes.

Le document retrouvé a été remis mercredi soir à l’ambassadeur d’Espagne à Washington, marquant l’aboutissement d’une enquête qui a duré sept ans et impliqué Paris et Brasilia, a indiqué le procureur fédéral du Delaware dans un communiqué.

Selon le procureur et les services fédéraux des douanes, l’enquête avait démarré en 2011, après qu’un informateur les a prévenus que plusieurs copies d’époque de cette célèbre missive avaient été volées dans des bibliothèques européennes et subrepticement remplacées par des faux.

L’enquête avait établi que l’exemplaire de la bibliothèque de Barcelone avait été vendu une première fois en 2005 pour 600 000 euros par des bouquinistes italiens, puis revendu en 2011 pour 900 000 euros.

Après “de longues négociations”, le propriétaire de la lettre, qui n’a pas été identifié, a accepté de la remettre aux autorités américaines, qui ont pu l’expertiser et confirmer son authenticité, selon le communiqué. “Nous sommes vraiment honorés de rendre ce document historiquement important à l’Espagne, son propriétaire de droit”, a souligné lors de la cérémonie le procureur David Weiss.

L’ambassadeur d’Espagne, Pedro Morenes, a lui salué “les liens” entre l’Espagne et les États-Unis et une coopération “fructueuse” entre enquêteurs américains et espagnols qui “a permis le retour de ce bien culturel à l’Espagne”.