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La grande mobilisation attendue dans la «Zone 51» fait un flop

La grande mobilisation attendue dans la «Zone 51» fait un flop
Photo: Mario Tama/Getty Images

Les réseaux sociaux annonçaient deux millions de personnes pour «donner l’assaut» à une base secrète de l’armée américaine dans le désert du Nevada, la zone 51, accusée par les conspirationnistes de tout poil d’y cacher des aliens: ils ne sont finalement pas plus d’une centaine à avoir fait le déplacement.

Tout a commencé par un message sur Facebook organisant un événement intitulé «Prenons d’assaut la Zone 51, ils ne peuvent pas nous arrêter tous».

L’idée était d’envahir le 20 septembre à 03h00 du matin cette fameuse «Zone 51», une base de l’US Air Force si secrète que son existence même n’a été reconnue par la CIA qu’en 2013.

Relayé par les médias et moqué par les humoristes, l’événément avait fait grand bruit, incitant même l’armée américaine à adresser une sévère mise en garde aux audacieux qui auraient vraiment l’idée d’envahir le site.

Au total, deux millions de personnes s’étaient inscrites lorsque Facebook a supprimé début août l’événement, qui ne respectait pas ses critères de publication.

Seul hic: Matthew Roberts, l’initiateur de cet événement, a depuis reconnu qu’il s’agissait d’une simple blague qui lui était passée par la tête «quand il s’ennuyait à 02H00 du matin». Le jeune homme dit avoir été inspiré par un autre message Facebook qui appelait à voler les 10 000 lacs du Minnesota, avoir trouvé l’idée de la «zone 51» pour faire encore plus loufoque puis être allé se coucher.

Selon des médias locaux, seule une centaine de personnes, souvent déguisées ou portant parfois un bonnet en papier d’aluminium pour se protéger des ondes, a finalement répondu à l’appel dans la nuit de jeudi à vendredi, pour un rassemblement plutôt festif qui s’est soldé par une seule arrestation.

L’infortuné contestataire est un homme ayant uriné sur l’entrée du site, dont la route d’accès avait été fermée environ 1,5 km en amont par les autorités.

Selon le shérif local, les «festivals» organisés dans deux bourgades voisines en marge du rassemblement n’ont attiré qu’environ 1500 personnes, bien moins qu’attendu par les organisateurs.