Le financement collectif, pas qu’une affaire d’argent
Entretien avec Brian Meece, président du site de financement collectif RocketHub.com.
Quel genre de personnes ont recours à RocketHub pour financer leurs projets?
C’est dans le domaine des arts que le financement collectif est né. Et c’est toujours l’un des domaines les plus populaires, avec les sciences et le milieu universitaire, où les entrepreneurs cherchent des occasions de démarrer ou d’agrandir leur compagnie. On y retrouve aussi des projets sociaux – par exemple, des personnes qui souhaitent financer un jardin communautaire. En général, ceux qui se tournent vers le financement collectif ont de 25 à 30 ans, mais on voit de plus en plus des étudiants collégiaux et universitaires, et même des élèves du secondaire, y recourir.
Que dois-je faire pour que les gens financent mon projet?
Trois choses. Avant tout, il vous faut un projet hors du commun, mené par des gens qui inspirent les autres. Il vous faut aussi un noyau dur de fans, qui incitent les autres à s’enthousiasmer pour votre projet. Enfin, vous devez offrir un bien en échange du financement. Cela peut aller du t-shirt à des expériences intéressantes. Pour les bailleurs de fonds, participer à un financement collectif relève à la fois du mécénat et du commerce.
Combien d’argent un simple citoyen peut-il escompter amasser?
La plupart des projets reçoivent de 4000$ à 40 000$, somme habituellement obtenue auprès de 50 à 500 personnes. Mais le financement collectif n’est pas qu’une affaire d’argent. Il s’agit aussi d’attirer l’attention et de diffuser son histoire. Par exemple, un gars appelé Andy Krafsur a conçu d’impressionnantes chaussures de sport munies de ressorts, appelées Spira. Il est très difficile d’entrer dans l’industrie de la chaussure, mais il a réussi grâce à l’argent qu’il a amassé par l’entremise de RocketHub. Son histoire a été reprise sur A&E [une chaîne télé câblée], et cela a complètement changé le destin de sa compagnie.