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François Hollande lance un appel à l'unité

Philippe Wojazer / The Associated Press Photo: Philippe Wojazer

PARIS – «Rassemblons-nous!»

C’est avec cet appel à l’unité que le président de la France, François Hollande, s’est adressé à ses concitoyens, mercredi, à la suite de l’attentat qui a fait 12 morts dans les locaux du journal satirique Charlie Hebdo, à Paris.

M. Hollande a rappelé que la France avait «toujours vaincu ses ennemis quand elle a su faire bloc autour de ses valeurs» et a invité la population à se rassembler.

«Nous devons être nous-mêmes conscients que notre meilleure arme, c’est notre unité. L’unité de tous nos concitoyens face à cette épreuve. Rien ne peut nous diviser, rien ne doit nous opposer, rien ne doit nous séparer», a-t-il martelé.

Le président a ajouté que «tout serait fait» pour appréhender les auteurs de l’attentat — qu’il a qualifié d’acte «lâche» à plusieurs reprises — et faire en sorte qu’ils soient jugés et punis «très sévèrement». Il a également voulu rassurer la population en déployant des forces de sécurité «partout où il peut y avoir le début d’une menace».

M. Hollande a également souhaité rendre hommage aux victimes, «des dessinateurs de grand talent, des chroniqueurs courageux» et des policiers. Il a décrété que la journée de jeudi en serait une de deuil national, qui inclura un moment de recueillement dans tous les services publics. Les drapeaux seront mis en berne pendant trois jours.

«Aujourd’hui, c’est la République tout entière qui a été agressée. La République, c’est la liberté d’expression; la République, c’est la culture, c’est la création, c’est le pluralisme, c’est la démocratie. C’est ça qui a été visé par les assassins. C’est l’idéal de justice et de paix que la France porte partout sur la scène internationale, ce message de paix, de tolérance que nous défendons aussi à travers nos soldats pour lutter contre le terrorisme et le fondamentalisme», a déclaré M. Hollande.

Trois suspects sont toujours recherchés à la suite de l’attaque survenue aux bureaux de Charlie Hebdo, une publication satirique qui a fréquemment soulevé la controverse par ses numéros traitant de la politique, de la religion et des sectes, entre autres.

Cet attentat terroriste est le plus meurtrier à frapper la France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Huit journalistes — dont les caricaturistes Stéphane Charbonnier (Charb), Georges Wolinski, Jean Cabut (Cabu) et Bernard Verlhac (Tignous) —, un invité et deux policiers ont été tués, selon le procureur de Paris, François Mollins. On compte aussi parmi les victimes l’économiste Bernard Marin, qui était souvent vu et entendu dans les médias français.

Selon une vidéo filmée à partir d’un édifice voisin et diffusée à la télévision française, un des hommes armés aurait crié avoir «vengé le prophète Mahomet» en «tuant» Charlie Hebdo.

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