Un regroupement appuie le système de bonus-malus pour encourager l'achat de véhicules écoénergétiques
Un regroupement de leaders environnementaux a invité le ministre des Finances, Raymond Bachand, à considérer un système de bonus-malus pour lutter contre les gaz à effet de serre.
Dans une lettre publiée aujourd’hui dans Le Devoir, Daniel Breton, du groupe MCN21, André Bélisle, de l’Association québécoise contre la pollution atmosphérique, Denis L’Homme, ancien sous-ministre à l’Énergie, Pierre Langlois, physicien et auteur de Rouler sans pétrole, Éric Darier, de Greenpeace, Jacques Duval, chroniqueur automobile et Steven Guilbeault, d’Équiterre, ont critiqué la surtaxe actuellement exigée par Québec pour les véhicules énergivores.
Selon eux, un système de bonus-malus, qui consisterait à récompenser les acheteurs de véhicules éconergétiques grâce à une surtaxe imposée aux propriétaires de véhicules gourmands, permettrait de réellement inciter les consommateurs à choisir des véhicules plus verts.
Le groupe a rappelé que, présentement, la surtaxe imposée aux acheteurs de gros véhicules varie entre 30,50 $ et 152 $. «Sans oublier qu’un véhicule de promenade doté d’un moteur de 4 litres et plus coûte au bas mot 40 000 $. Pour quiconque fait le calcul, il apparaît limpide qu’un surplus de 30 $ ne découragera personne de se procurer un véhicule énergivore», a-t-il écrit.
La sortie des leaders environnementaux survient au moment où des indications laissent supposer que le ministre Bachand rejettera le système de bonus-malus.