Le Canadien vient à bout des Flyers 2-1
MONTRÉAL – Les Flyers de Philadelphie luttent avec l’énergie du désespoir afin de revenir dans la course pour l’obtention d’une place en séries éliminatoires. L’effort qu’ils ont fourni mardi leur a valu un point, le Canadien l’emportant finalement 2-1 en prolongation au Centre Bell.
David Desharnais, la troisième étoile de la semaine dans la LNH, a tranché le débat à 3:27 en concrétisant son propre retour de lancer. Son tir initial était en fait une tentative de passe vers Max Pacioretty.
«Je savais que nous étions à deux contre un et, dans ce temps-là, je cherche toujours à repérer Max, a expliqué Desharnais. La passe m’est revenue et j’ai tiré. Je n’ai pas réalisé sur le coup que la rondelle avait pénétré dans le but.»
La chance vous favorise plus souvent qu’autrement quand vous connaissez une période où tout fonctionne.
«Je ne m’emballe pas avec ça parce que je sais que ça peut vite changer, a noté Desharnais. C’est agréable de contribuer, surtout en prolongation. Mais le plus important, c’est la victoire.»
Tomas Plekanec, avec son 16e de la saison, avait provoqué le surtemps en marquant en troisième période.
Le Tricolore (35-15-3) a donc signé un troisième gain d’affilée.
«Ce groupe de joueurs est animé d’une belle confiance. Mais c’est un groupe qui n’abandonne jamais et qui n’accepte pas de perdre. J’aime son attitude», a commenté l’entraîneur Michel Therrien.
Matt Read a été le seul marqueur des Flyers (23-22-9).
Ray Emery a été fort occupé devant le filet des visiteurs, en étant confronté à 41 lancers. Carey Price a fait face à 24 tirs.
Un tir, un but
L’action n’a pas manqué d’entrée de jeu. Mais après 10 minutes de jeu, c’est tombé à plat.
Les Flyers ont pris les devants à l’aide de leur premier lancer, à la 51e seconde. Tirant du haut du cercle d’engagement gauche, Read a surpris Price du côté de la mitaine.
À l’autre bout, Desharnais a vu son tir du revers heurter le poteau à la gauche d’Emery.
Price s’est bien ressaisi en frustrant Claude Giroux qui s’est amené en échappée, au moment où l’arbitre s’apprêtait à pénaliser Lars Eller.
Le Canadien a par la suite créé ses plus belles occasions à l’attaque, en infériorité numérique. Pacioretty a raté la cible au terme d’une échappée partielle avant qu’Emery n’effectue un bel arrêt devant Andrei Markov à la suite du tir initial de Jiri Sekac.
«Nous avons connu un lent départ, a admis Therrien. L’engagement des joueurs n’était pas comme d’habitude. Notre dernier match contre les Bruins à Boston avait été très émotif. Nous nous sommes ressaisis par la suite.»
De l’intensité
Le score est resté inchangé en deuxième période, mais l’action a été soutenue tout le long.
Les Flyers ont essayé fort de doubler leur avance dès le départ, mais Price leur a fermé la porte. Le gardien y est allé d’un beau déplacement à la suite d’un bel échange entre Giroux et Jakub Voracek, à l’issue d’une descente en surnombre. Il a remis ça face à Sean Couturier qui s’est échappé. Et il a joué de chance devant Scott Laughton, son tir effleurant le poteau à sa gauche.
Le CH a commencé à afficher plus d’intensité, mais il a manqué de finition près du but d’Emery. Après 40 minutes de jeu, il avait le meilleur 24-19 dans les tirs aux buts.
«À compter de la deuxième, j’ai vu augmenter le niveau d’intensité et de compétitivité de l’équipe, a relevé Therrien. Nous avons dicté le jeu et on a montré une grande force de caractère.»
Plekanec égalise
Les hôtes ont augmenté le rythme en troisième, mais les visiteurs se sont bien défendus. Ils ont particulièrement payé le prix au cours d’une situation d’infériorité numérique, en empêchant plusieurs tirs d’atteindre la cible.
Les Flyers ont réussi leur premier tir de la période au bout de 8:45 minutes de jeu. À force d’acharnement, Plekanec a finalement créé l’égalité à 12:38. Le Tchèque a fait glisser la rondelle du revers derrière Emery, qui avait été incapable de mettre le grappin dessus avec Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher devant lui.
Le Canadien a raté l’occasion d’en finir à la régulière, en ne marquant pas pendant une attaque massive de fin de période.