Bilan mitigé pour les joueurs du Canadien
BROSSARD, Qc – À l’image de la plupart des observateurs et des partisans du club, les joueurs du Canadien de Montréal ont fait une évaluation plutôt honnête de la dernière campagne de l’équipe: une très bonne saison suivie de séries ordinaires.
«C’est toujours décevant de se faire éliminer comme ça. Mais avec du recul, on sera en mesure d’apprécier ce qu’on a accompli cette année et la direction dans laquelle cette équipe s’en va», a fait valoir Pierre-Alexandre Parenteau, qui a admis avoir été blessé à l’épaule dans le premier match contre les Sénateurs d’Ottawa.
«Il faut croire en ce qu’on a accompli, a-t-il ajouté. On a eu beaucoup plus de hauts que de bas cette année. Il faut regarder en avant. Ce n’est pas facile de se rendre loin en séries et ça fait deux ans que l’équipe performe bien. Je pense que parfois, il faut voir le verre à moitié plein.»
«On a eu une très bonne saison, mais en séries, c’est certain qu’on aurait pu être meilleurs, a pour sa part indiqué Tomas Plekanec, qui n’a que brièvement passé dans le vestiaire du club au cours de ce bilan annuel. Nous n’avons pas marqué suffisamment de buts pour nous placer dans une meilleure position pour remporter des matchs. Ce n’est pas une question de système, c’est un ensemble de facteurs.»
Il a fait partie de ces facteurs accablants en séries, lui qui, après avoir récolté 60 points dont 26 buts en saison régulière, n’a amassé que quatre petits points et un seul filet.
«J’aurais pu mieux jouer en séries, c’est certain. J’aurais pu contribuer davantage à l’attaque. C’est sûr que je veux être meilleur», a-t-il laconiquement expliqué.
«C’est certain qu’on aurait aimé marquer davantage. En même temps, toute la saison, on a gagné des matchs serrés, mais on n’a pas été capables de le faire en séries», a pour sa part fait valoir David Desharnais, qui a admis que c’est une philosophie d’équipe.
«Quand t’as un gardien comme Carey (Price), c’est sûr. C’est le seul style que j’ai connu depuis que je suis ici.»
Desharnais estime qu’il s’agit d’une bonne façon de faire.
«On l’a fait toute l’année. Il faut juste être capable d’être plus opportunistes. Les séries, c’est court, on ne peut se permettre aucun relâchement. Je pense que tous les ingrédients sont en place. On a eu l’une des meilleures saisons depuis plusieurs années.»
Markov en santé
Un de ceux qui a connu des séries particulièrement difficiles est le vétéran Andrei Markov. De bonne humeur et plutôt en verve, le vétéran arrière russe ne s’est pas défilé.
«Je ne cherche pas d’excuses: je dois mieux jouer. Je ne suis pas heureux de la façon dont j’ai joué en séries. Mais il n,y a rien que je puisse faire maintenant sauf me préparer pour la prochaine campagne.»
Si plusieurs de ses coéquipiers ont joué en dépits de blessures, ce n’est pas le cas de Markov.
«Non, je ne suis pas blessé et ne suis pas fatigué, ni physiquement, ni mentalement.»
Parenteau et Desharnais veulent en donner plus
Parenteau et Desharnais, à l’instar de Markov, ont avoué leurs torts. les deux attaquants québécois estiment pouvoir en faire plus.
«Personnellement, j’ai connu une saison en montagnes russes, a avoué Parenteau, auteur de 22 points en 56 matchs. Je me suis blessé, j’ai connu des creux de vague cette saison. Mais je suis bien content de la façon dont j’ai fini en séries: jai retrouvé ma confiance. Il me reste une année de contrat et je vais pouvoir aider l’équipe l’an prochain.»
Il souhaite que la direction de l’équipe fasse la même évaluation.
«J’espère que oui. Ils ont vu ce que je pouvais faire à la fin. C’est sûr qu’avec la blessure — je ne me cherche pas d’excuses: je n’ai pas répondu aux attentes et je suis le premier à l’admettre — faut que je regarde en avant et je sais que j’ai encore du bon hockey à donner.»
Desharnais, qui a amassé 48 points, dont 14 buts, estime de son côté avoir grandi au cours de cette campagne.
«J’ai encore appris beaucoup de choses, dont que je suis capable de jouer à l’aile!, a-t-il lancé, sourire en coin. Il se passe toujours plein de choses dans une saison, si je regarde l’ensemble, je suis content. J,ai encore eu à faire face à beaucoup d’adversité.
«Tu ne veux jamais que ça arrive, a-t-il ajouté au sujet de son — bref — passage à l’aile. Mais une fois que t’es là, tu ne peux pas rien faire d’autre que d’y jouer et aider l’équipe. On voudrait tous faire 100 points par année, mais c’est pas comme ça que ça marche. J’ai joué à l’aile, je suis descendu sur la troisième ligne… je suis content de ce que j’ai accompli.»