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Guillaume Boivin obtient le bronze sur route

TORONTO – Le Québécois Guillaume Boivin faisait la moue après s’être emparé de la médaille de bronze lors de la course sur route masculine, samedi, aux Jeux panaméricains de Toronto.

Ce résultat a laissé un goût amer dans la bouche de Boivin, qui a conclu l’épreuve de 10 tours, d’une longueur totale de 165 km, autour de la Ville reine en trois heures, 46 minutes et 26 secondes.

À l’issue d’un sprint endiablé, le Longueuillois est resté coincé entre le Venezuélien Miguel Ubeto Aponte et l’Américain Eric Marcotte, qui ont respectivement obtenu l’or et l’argent.

«Une course comme ça, il faut toujours que tu te donnes la chance de gagner avant de l’emporter. C’est comme au hockey, lorsqu’un joueur part en échappée avant d’avoir reçu la passe, a imagé Boivin. Je me sentais quand même assez bien après être sorti du groupe principal dans le dernier tour.

«Sauf que je suis resté pris au sprint entre les gars (Marcotte et Uberto). C’est de ma faute, je me suis fait mettre en boîte, a-t-il expliqué. C’est comme ça que ça se joue. Je m’en veux beaucoup pour la finale, parce que je n’ai que moi à blâmer.»

La formation canadienne était constituée de Boivin, Hugo Houle, de Sainte-Perpétue, de Rémi Pelletier-Roy, de Longueuil, ainsi que de Sean MacKinnon, de Hamilton, en Ontario. Houle a abouti en 18e place en 3 :46;36, tandis que MacKinnon et Pelletier-Roy – qui ont représenté le Canada en cyclisme sur piste plus tôt cette semaine – ont été contraints à l’abandon.

«Sean et moi, on court aussi sur piste, a expliqué Pelletier-Roy. Nous étions surtout là pour épauler le travail de nos coéquipiers Guillaume et Hugo. On voulait simplement suivre le groupe et couvrir les échappées pendant les deux premières heures de la course, et c’est ce qu’on a fait.»

«Je suis vraiment déçu de ne pas avoir livré la marchandise pour les gars de piste (Pelletier et MacKinnon), a commenté Boivin. Ils ont vraiment fait une belle course pendant les 100 premiers kilomètres, et Hugo m’a bien épaulé en mettant de la pression aux moments opportuns. On s’était donné une chance de gagner, mais on apprend à la dure, comme on dit.»

Un résultat incomparable avec Guadalajara

Boivin, qui est âgé de 26 ans, s’est maintenu dans le peloton de tête en suivant son plan de match. C’est-à-dire qu’il a progressivement augmenté le rythme au fur et à mesure que la course avançait – son temps est progressivement passé de 46 minutes au tour à moins de 44 lors des trois derniers. Ça lui a permis de lancer une échappée lors du dernier passage en compagnie d’Ubeto Aponte et Marcotte, avec le résultat qu’on connaît.

Houle, qui avait remporté la médaille d’or mercredi au contre-la-montre individuel, avait indiqué que le Canada misait sur son meilleur sprinteur, Boivin, pour espérer atteindre le podium aux Jeux panaméricains. La troisième place de Boivin lui a donc permis d’améliorer son meilleur résultat en carrière aux Jeux panaméricains – une 11e place à Guadalajara, au Mexique, en 2011. Mais selon le principal intéressé, on ne peut comparer ces résultats.

«Les courses sur route, c’est difficile de comparer parce qu’il y a beaucoup de stratégies qui entrent en ligne de compte, a-t-il expliqué. C’est sûr que je suis un meilleur cycliste aujourd’hui qu’il y a quatre ans, mais pour l’instant je suis déçu parce que je savais que j’avais les capacités pour l’emporter (samedi).»

Même s’il admet qu’il s’en mordra les doigts pendant encore quelques temps, Boivin assure qu’il tournera rapidement la page pour se concentrer sur son prochain grand objectif.

«Je veux bien faire aux Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal au début du mois de septembre, a-t-il confié. C’est important non seulement parce qu’ils ont lieu devant les parents et les amis, mais parce que la compétition est très relevée contre les cyclistes du circuit mondial.»

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