Le financement des institutions anglophones?
Avec les dérives financières actuelles à l’Université Concordia et à l’heure où nos universités francophones soufÂfrent de sous-financement, il serait peut-être pertinent de revoir le financement accordé à cette université déficitaire, ainsi qu’aux deux autres universités anglophones du Québec.
Si on se fie aux chiffres du chercheur Marc Chevrier, il n’est pas normal que la minorité anglophone du Québec, qui forme environ 8,2 % de la population, dispose de trois universités qui reçoivent 27 % des subventions de la part du gouvernement du Québec (données de 2006). Les francophones surfinancent donc les universités anglophones, tout comme les études en anglais des nombreux étudiants étrangers qui viennent étudier dans ces universités anglophones et qui repartent par la suite.
C’est tout le financement aux institutions anglo-phones du Québec qu’il faudrait baisser en proportion de la population anglophone du Québec. Ainsi, nous aurions plus d’argent pour financer adéquatement nos institutions francophones qui en ont grandement besoin.
– Stéphane Martel, Montréal