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Une semaine de paix religieuse

Tony Blair et le prince Ghazi de Jordanie - Metro World News

Pour souligner la première Semaine mondiale de l’harmonie interconfessionnelle de l’ONU, Tony Blair et le prince Ghazi ont écrit un texte pour Métro.

Partout dans le monde, on note une aggravation des tensions religieuses. Dans ce contexte, la grande question demeure la suivante : les fidèles d’une même confession sont-ils capables de considérer avec respect ceux qui sont d’une religion différente, et même de faire preuve à leur égard d’amour, ou ne peuvent-ils les voir que comme des ennemis? La place prépondérante qu’occupe la religion dans le monde mo­derne explique pourquoi l’issue d’une réflexion sur ce sujet ne peut qu’avoir d’importantes réper­cussions pour chacun de nous, que nous ayons ou non la foi.

Le 20 octobre 2010, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté à l’unanimité une résolution proclamant la première semaine de février de chaque année Semaine mondiale de l’harmonie interconfessionnelle. Évidemment, une résolution ne change rien à l’état du monde du simple fait de son adoption, mais cette mesure s’adres­se directement à chacun de nous et invite quiconque croit en l’harmonie entre les religions à se lever et à agir.

Cette résolution est unique en cela qu’elle promeut l’harmonie interconfessionnelle en faisant de la dimension scripturaire et théologique de la question la base même du respect mutuel. La mention qui y est faite de «l’amour du Bien et du prochain» est importante parce que, si le Bien est Dieu pour tout croyant, l’amour du Bien et du prochain est l’essence même de la bonne volonté pour tout un chacun. Cette résolution s’adresse ainsi à tous les fidèles, sans distinction de foi ou de croyance, et à ceux qui n’adhèrent à aucune religion.

La Semaine mondiale de l’harmonie interconfessionnelle présente un potentiel sans précédent qui pourrait bien permettre de calmer les tensions religieuses. Mais que peut-on faire? Si vous êtes une personne importante sur le plan religieux dans votre communauté, un prédicateur ou un professeur, vous pouvez par exemple traiter du thème de l’harmonie interconfessionnelle au cours de la première semaine de février, que ce soit dans vos sermons, vos prédications ou vos écrits. De plus, si vous souhaitez informer le public de vos initiatives, vous êtes invité à le faire au www.worldinterfaithharmonyweek.com.

Si vous êtes simplement un «homme de bonne volonté», plusieurs petites choses sont à votre portée. Vous pourriez notamment tenir une rencontre ou un «Déjeuner de l’harmonie», auquel vous convieriez des voisins de diverses confessions, ou encore organiser un bazar multiculturel, de petits travaux communautaires, l’ouverture d’un jardin de quartier, des séances de lecture ou de prière de groupe, etc. Vous pourriez aussi tout simplement parler avec vos proches de l’importance de la tolérance et de l’harmonie ou bien saluer quelqu’un qui n’est pas de la même religion que vous ou lui sourire.

Un petit geste en faveur de l’harmonie interconfessionnelle, même si les tensions religieuses sont vives dans le monde, n’est pas comme un vote donné à un candidat qui finit par perdre ses élections, car ce geste compte quand même. Il compte pour la bonne âme qui l’a posé. Il compte parce qu’il produit, comme un caillou dans l’eau, des ondes de bonté qui vont sans cesse en s’élargissant. Ainsi, au cours de la première semaine de février, songez à Dieu et à votre prochain, ou au Bien et à votre voisin. Songez à la Semaine mondiale de l’harmonie interconfessionnelle.

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