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Presque décidée

Selon un ex-rédacteur de l’UNICEF, généralement, les politiciens qui font fi des pauvres ailleurs font fi des pauvres dans leur propre pays. Au Canada, depuis 1989, le nombre d’enfants pauvres a augmenté de 20 %. Parallèlement, l’aide internationale est passée de 50 ¢ pour 100 $ de produit intérieur brut à 30 ¢ pour 100 $. Autant les gouvernements conservateurs que libéraux ont fait la lutte au déficit sur le dos des pauvres. Par exemple, dans le dernier budget conservateur, 25 % de l’économie prévue pour réduire le déficit se fait par le gel du budget de l’aide étrangère. Les libéraux disent qu’ils veulent augmenter l’aide, sans dire quand. Désolée.

Le Bloc québécois réclame sans cesse une hausse de l’aide candienne au niveau de 70 ¢ pour 100 $ de PIB. Il se veut pro-développement et pro-environnement. Bravo. Com­ment se fait-il alors qu’il appuie, comme les conservateurs, le développement de bioéthanol même à partir du maïs-grain? On sait que cette technologie augmente les gaz à effet de serre, change la vocation des terres agricoles et, au final, contribue à l’explosion des prix alimentaires qui rendent des millions de personnes de plus incapables de se payer suffisamment de nour­riture. Vraiment désolée. Il reste quoi? Un parti trop centralisateur, mais peut-être plus cohérent quant au développement et à l’environnement.

– Pamela Walden-Landry, Montréal

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