Savoir-vivre et sensibilisation
Les réactions de certains de vos lecteurs m’ont fait bondir ces derniers jours. Pourquoi devoir choisir entre un policier arrogant et un ambulancier souriant? L’expression est percutante, mais montre bien qu’on en oublie les alternatives… Pourquoi un policier exécutant son travail (prévention et répression) ne pourrait-il pas combiner les différents rôles qu’il a à jouer dans notre société? Je conçois très bien qu’un policier remette un ticket au délinquant, tout en étant poli et en lui donnant une bonne explication.
«Bonjour, je vais vous remettre un ticket de X $ pour avoir traversé la rue sans respecter les feux de signalisation. Parce qu’en réalité, je désire que vous vous rendiez compte qu’en cas de collision avec une voiture, vous n’aurez AUCUNE chance. La voituÂre gagnera toujours… J’espère que la prochaine fois, le souvenir de ce désagrément financier vous sauvera la peau. Je vous souhaite longue vie et une bonne journée. Rentrez à la maison sans passer par la case hôpital…»
Quant aux cyclistes, constamment poursuivis par les odieux automobiÂlistes, expliquez-moi pourquoi en 100 000 km effectués à Montréal, je n’ai vu que des vélos roulant à contre-sens dans les rues, que des panneaux d’arrêt n’ayant pour eux aucune signification, des feux de circulation dont la couleur reste pour eux systématiÂqueÂment et mystérieuseÂment verte et pour qui le piéton et l’automobiliste ne sont que des nuisances lentes ou polluantes? Que ceux qui estiment que j’exagère me lancent le premier pneu!
Je voudrais être policier pour tous vous expliquer – poliment – que 70 kilos de chair ne pourront jamais rivaliser avec deux tonnes de métal. L’automobiliste aura des désagréments financiers et une peinture à refaire, le piéton ou le cycliste sera handicapé. Soyons courtois et respectueux…
Les usagers de la route, tout comme les miroirs, devraient être polis et réfléchir…
– Gilbert