Le hockey québécois sous la loupe
Pour la première fois, tous les intervenants du hockey québécois se réuniront dans le cadre d’un sommet, qui aura lieu les 26 et 27 août, au Centre Bell. Quatre grands thèmes seront abordés durant ces deux jours, soit le développement à long terme des joueurs, le développement au travers de programmes d’excellence, les comportements et la sécurité ainsi que le recrutement et la rétention des joueurs.
C’est bien vague tout ça, mais une chose est sûre, le sommet du hockey québécois n’a pas nécessairement comme objectif d’augmenter le nombre de joueurs d’ici qui accèdent à la LNH. «La priorité n’est pas d’augmenter le nombre de joueurs québécois qui sont sélectionnés au repêchage, a affirmé le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau. Nous voulons nous donner l’occasion de s’asseoir tous ensemble et de regarder ce qui peut être fait pour améliorer notre sport, créer de l’intérêt pour le hockey et augmenter le bassin de joueurs.»
Sylvain B. Lalonde, directeur général de Hockey Québec, a abondé dans le même sens que le patron de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. «C’est bien sûr une préoccupation de voir les joueurs d’ici atteindre les plus hauts niveaux, mais ce n’est pas une fin en soi, a-t-il indiqué. Il y a environ 110 000 joueurs de hockey au Québec. Ils ne feront pas tous carrière chez les professionnels. Nous devons donc nous assurer que leur expérience dans notre sport soit la plus positive possible.»
Messieurs Courteau et Lalonde étaient accompagnés par Pierre Gauthier, directeur général du Canadien de Montréal et Scott Smith, chef des opérations à Hockey Canada, mardi en conférence de presse.
D’ailleurs, il y avait un thème que Gauthier avait particulièrement à cÅ“ur : la sécurité. «Je suis très intéressé à connaître l’opinion des intervenants sur ce sujet. La sécurité est quelque chose qui nous préoccupe dans la LNH. S’il y a une équipe qui en connaît bien l’importance, c’est le Canadien», a-t-il lancé en faisant clairement référence à la blessure de Max Pacioretty au mois de mars.
En ce qui concerne l’exode de certains joueurs québécois vers les universités américaines, Courteau dit ne pas trop s’inquiéter. «Notre stratégie pour garder nos joueurs fonctionne relativement bien, a-t-il affirmé. Environ 98 % des joueurs éligibles pour évoluer dans la LHJMQ le font. Mais nous travaillons toujours pour que nos programmes conviennent aux jeunes joueurs et à leur famille. Pour le 2 % qui reste, nous faisons de notre mieux pour le retenir, mais il faut aussi respecter le choix de l’athlète et de ses parents.»