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La place des nutritionnistes

Cette lettre s’adresse à François Legault, de la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ).

Le texte de consultation sur la santé de la CAQ, que vous rendiez récemment public, a suscité plusieurs réactions. Lors de vos sorties médiatiques, vous préconisiez que chaque GMF soit constitué d’une dizaine de médecins, appuyés d’infirmières, certes, mais aussi d’autres profession­nels de la santé intéressés à la prise en charge et au suivi de l’état de santé des patients. Du même souffle, vous suggériez d’accroître la contribution des phar­maciens en augmentant notamment leur présence avec les GMF.

Une des réactions à votre proposition est venue du président de l’Association des omnipraticiens du Nord-Ouest du Québec, Dr Jean-Yves Boutet, qui évoquait le manque criant de certains professionnels de la santé, dont les nutritionnistes, les psychologues et les kinésiologues, dans les GMF du Québec. Sans diminuer l’importance des médecins omnipraticiens, des infirmières et des pharmaciens, le Dr Boutet a bien compris que les nutritionnistes cliniciennes occu­pent une place cruciale dans le réseau de la santé et des services sociaux, et ce, tant dans une optique préventive que curative. C’est au demeurant l’opinion qu’a également exprimée à maintes reprises l’actuel ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui, dans une rencontre que j’ai eue récemment avec lui, réitérait sa volonté de pourvoir les GMF de ressources compétentes en nutrition.  Car la nutrition est bel et bien au cœur de la vie. L’être humain ne peut espérer survivre s’il ne reçoit quotidien­ne­ment les apports nutri­tion­nels nécessaires. En ce sens, la nutrition est une partie essentielle du rétablissement et du maintien de la santé, et les nutrition­nistes cliniciennes, comme professionnelles de la santé, le sont tout autant pour prodiguer des soins nutritionnels à la popu-lation québécoise. 

Selon nous, un plus grand nombre de nutri­-tionnistes cliniciennes, notamment dans les GMF, permettrait d’insuffler un peu d’air à notre système de santé. Lorsque nous ouvrirons nos esprits à cette façon de faire, nous aurons fait un pas significatif dans le rétablissement et le maintien de la santé des Québécois et dans l’accessibilité aux soins de santé.

– Anne Gagné, présidente de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec

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