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Vettel glisse et Button l'emporte

Mathieu Horth Gagné - Métro

À force de mettre de la pression sur Sebastian Vettel dans les derniers tours du Grand Prix de Montréal hier, Jenson Button a fini par avoir le dessus sur celui qui domine les circuits depuis le début de la saison.

Le champion des pilotes en 2010, qui sentait bien que Button se rapprochait de tour en tour, a fait une fausse manœuvre en tentant de le garder à distance dans les derniers instants de la course. «Je poussais fort pour rester devant et j’ai pris un virage un peu trop large, a expliqué l’Allemand après la course. Si nous avions roulé sur une surface sèche, il n’y aurait pas eu de problème, mais comme c’était trempé, j’ai dérapé.»

Vettel a tout de même fini au deuxième rang, tout juste devant son coéquipier chez Red Bull, Mark Webber. Pour en revenir à Button, doubler Vettel n’a pas été son seul exploit durant ce Grand Prix riche en rebondissements. Le pilote britannique s’est retrouvé à un certain moment au dernier rang et a dû dépasser tous les pilotes encore en piste pour mériter sa victoire. «Quelle journée incroyable! a lancé le pilote de l’écurie McLaren. La sensation de se battre pour remonter le peloton est extraordinaire. Je crois que c’est ma meilleure course en carrière.»

Au début de la compétition, Button est entré en collision avec son coéquipier, Lewis Hamilton, alors que ce dernier tentait de le dépasser. Au 37e tour, il a également accroché Fernando Alonso, qui, comme Hamilton, a dû abandonner. Button devait rencontrer les commissaires pour s’expliquer à propos des deux incidents. Il avait bon espoir de ne pas être puni. «Je suis sûr de n’avoir rien fait de mal», a-t-il affirmé.

La pluie gâche presque le spectacle

Il est rare que la pluie devienne la vedette d’un événement sportif, mais ça a bien failli être le cas hier durant le Grand Prix du Canada. Les pilotes se sont élancés sur un circuit Gilles-Villeneuve déjà trempé. Durant 24 tours, les coureurs se sont battus contre les éléments, jusqu’à ce que le responsable de course décide d’interrompre provisoirement l’événement.

La visibilité était tellement réduite que la voiture de sécurité a dû intervenir à quatre reprises. Les milliers de spectateurs ont ensuite dû attendre deux heures sous une pluie torrentielle avant de voir leurs conducteurs favoris reprendre le volant. Heureusement, ils ont été récompensés par une des fins de course les plus spectaculaires de l’histoire du Grand Prix de Montréal.

Le vieux loup

Dans les derniers tours de la course d’hier, Michael Schumacher a offert une de ses meilleures performan­ces depuis son retour en piste la saison dernière. Le pilote de 42 ans a livré une belle bataille à Jenson Button et à Mark Webber, se hissant jusqu’en deuxième place. Sa Mercedes n’était toutefois pas assez rapide dans les lignes droites et a finalement dû se contenter du quatrième rang.

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