Les salles de cinéma désertées
J’ai appris dernièrement que la fréÂ-quentaÂtion des salles de cinéma aux États-Unis et au Canada s’était réduite à seulement 627 millions de spectateurs entre janvier et juin derniers. Il s’agirait du pire premier semestre de l’histoire du box-office nord-américain en termes d’entrées depuis 15 ans.
Certains diront que cela est dû, entre autres, à l’inflaÂtion. Moi, je serais porté à croire que de moins en moins de cinéphiÂles fréquenteront à l’avenir les salles de cinéma, si ce n’est pour profiter encore, pour un temps, des productions cinématographiques qui carbureront au 3D.
Mais avec l’effervescence du cinéma maison et la sortie de plus en plus rapide en DVD de films à succès, il y a fort à parier que nous continuerons à délaisser les salles.
D’autant plus que la technologie 3D sera bientôt accessible à tous et adaptée pour le cinéma maison. Il faut dire égaleÂment que les chaînes de télé payantes proposent des exclusivités avant même leur sortie en DVD. C’est à se demander si la télé payante ne va pas tuer les salles de cinéma.
Il ne faut pas se le cacher non plus, une sortie au cinéma, surtout dans les grandes villes, est souvent une entreprise compliÂquée. En plus de payer le prix d’un stationnement, certains cinéphiles doivent assumer les frais de gar-diennage de leurs enfants.
Comme nous voulons profiter des rabais, bon nombre d’entre nous profitons des mardis moitié prix dans les salles du Québec. Mais là, nous devons nous taper des files d’attente, sans parler du pop-corn et du verre de boisson gazeuse qui coûtent plus cher que le billet d’entrée.
– Yvan Giguère, Saguenay