Les cyclistes, le Mal incarné
Cette lettre est une réponse à celle de Valérie Fortin publiée hier dans cette page.
Bon, encore une personne qui croit que les cyclistes sont le Mal incarné. Cette personne ne roule probablement pas beaucoup à vélo pour avoir le culot de s’exprimer de cette façon en ciblant uniquement les cyclistes.
Je parcours des milliers de kilomètres à vélo chaque année et j’avoue qu’il y a toujours un trop grand nombre de crétins (n’ayons pas peur des mots) parmi les cyclistes. Ces crétins nuisent à la crédibilité de tous les cyclistes quand ils ne respectent pas les règles. Mais j’inviterais ceux qui semÂblent penser que tous les autres usagers de la route savent bien se comporter à enfourcher un vélo et à se balader. Je vous assure que vous allez rencontrer beaucoup de piétons qui traversent les pistes cyclables sans regarder, qui attenÂdent l’autobus en plein milieu d’une piste cyclable, qui marchent en groupe en utilisant la pleine largeur de la piste cyclable, et j’en passe. Vous verrez aussi beaucoup d’ÂautoÂÂÂmoÂÂbilistes qui se stationnent dans des pistes cyclables, qui ne prêtent pas attention à la circuÂlation quand ils tournent, qui viennent couper des vélos pour tourner, qui frôlent les cyclistes au lieu de leur accorder suffisamÂment d’espace, et j’en passe, là aussi. Alors, quand Mme Fortin dit que la majorité des automoÂbiÂlisÂtes conduisent bien, laissez-moi rire.
Quant aux contravenÂtions, je suis d’accord, les policiers devraient en donner plus aux cyclistes (ainsi qu’aux piétons). Et ils ne devraient pas se contenter d’en donner lors d’opérations ponctuelles, mais aussi lorsqu’ils sont en patrouille. Ce serait beaucoup plus efficace. Par contre, ils ne doivent pas cibler uniquement les cyclistes. Ils doivent aussi s’assurer que les piétons et les automobilistes respectent les pistes cyclables.
– Marc Genest, Montréal