Coupe Danone des Nations: Le trip d'une vie
«À quel autre endroit des jeunes de 11 et 12 ans auraient-ils la chance de jouer au soccer devant des milliers de personnes et d’affronter des équipes qui viennent de partout dans le monde?»
Par cette simple phrase, Chris Engbers, le père de Brogan, le gardien de l’équipe canadienne, a parfaitement résumé l’expérience que nos footballeurs ont vécue à la Coupe Danone des Nations.
Du 6 au 9 octobre, 14 jeuÂnes joueurs de soccer canadiens – 6 du Québec, 6 de l’Ontario et 2 de l’Alberta – ont disputé à 39 autres équipes provenant de partout dans le monde le titre de champion, mais ont également découvert d’autres cultures. Le dernier jour du tournoi a vraiment été la cerise sur le sundae, car les matchs avaient lieu au mythique stade Santiago Barnabéu, domicile du Real Madrid.
Le Canada a obtenu le meilleur résultat de son histoire cette année en terminant au sixième rang. Toutefois, au-delà du classement, c’est de l’expérience que les membres de l’équipe se souviendront.
«C’est une expérience extraordinaire d’être mis en contact avec tous ces gens des autres pays, a expliqué Malyk Hamilton, un joueur qui avait aussi fait partie de l’aventure Danone en 2010 en Afrique du Sud. Nous pouvons essayer d’apprendre un peu leur langue, leur culture. C’est le fun de voir des équipes comme celles de l’Afrique du Sud et du Chili danser avant les matchs. Elles sont super créatives.»
Dean Howie, entraîneur de longue date de la formation canadienne, est quant à lui émerveillé par la capacité d’adaptation des enfants. «Les langues, les cultures différentes, les sexes, tout cela ne compte pas pour les jeunes qui participent au tournoi. Ils se rassemblent, ils travaillent et ils s’amusent.»
La joyeuse bande canadienne
Objectivement, on peut dire que les Canadiens ont fait bonne impression durant le tournoi. Après la première journée de compétition, ils étaient déjà les favoris de la foule. Ils attiraient aussi l’attention en dehors du terrain. «Nous avions une pause de deux heures samedi, et en cinq minutes nous étions entourés de la Russie, du Bélarus et du Sénégal, car un de nos joueurs avait organisé un jeu et tout le monde participait», a raconté M. Howie.
Les deux filles du Canada
Tenir tête aux garçons n’est pas un problème pour Anyssa Ibrahim et Ashley Farzanali-Turgeon. Les deux seules filles de la formation canadienne – il n’y avait que six filles en tout au tournoi – ont prouvé durant la Coupe Danone des Nations qu’elles avaient leur place parmi les meilleurs en devenant des pierres angulaires de l’équipe du Canada.
«Il faut faire sa place, parce que si tu te laisses abattre par les autres, tu ne seras pas capable d’y arriver», a analysé Anyssa. «Au début, c’était un peu intimidant, car les garçons sont grands, mais une fois sur le terÂrain, il n’y a pas de différence», a ajouté Ashley.
Le père d’Ashley, Jean-Philippe Turgeon, a pour sa part voulu souligner le sérieux avec lequel les filles ont été sélectionÂnées. «Les filles ne sont pas choisies au hasard pour remplir un quota. Les sélections ont été méticuleuses. L’organisation reconnaît le talent des filles.»